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Le litre d'essence à 2 € : le scénario n’a plus rien d’une fiction

Les automobilistes sont-ils condamnés à payer 2 € leur litre de super ? "Cela ne fait aucun doute", affirme le PDG de Total, Christophe de Margerie. La seule question qui se pose aujourd’hui est : quand ?
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Radio France
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 (Radio France ©FOTOLIA/Vojtech Vlk)

En ouvrant le Parisien ce matin, les automobilistes ont fait "gloups". Dans un entretien accordé au journal, le PDG de la compagnie pétrolière Total leur prédit des heures plutôt sombres à la pompe.
_ Le litre de super, qui affichait la semaine dernière un nouveau record historique à plus de 1,53 euro (pour le sans-plomb 95), atteindra inéluctablement les deux euros. " Cela ne fait aucun doute ", affirme Christophe de Margerie sans pouvoir prédire quand cela se produira. Et d’espérer "que cela n'arrive pas trop vite, sinon les conséquences seraient dramatiques", prévient-il.

A l’origine de cette flambée de l’or noir, les troubles politiques au Moyen-Orient et surtout en Libye, où la production a baissé de près de 70% depuis le début du conflit mi-février et qui est aujourd'hui quasiment au point mort.
Conséquence : la production mondiale de pétrole a chuté de 700.000 barils/jour à 88,3 mbj le mois dernier, selon le rapport mensuel de l'Agence internationale de l'énergie (AIE).
De son côté, le cours du Brent s’est envolé de près de 25% depuis le début de l'année. Les marchés détestent les incertitudes politiques, souligne l'Union française des industries pétrolières (Ufip).

Et les incertitudes sont nombreuses, aussi sur le plan économique. " Il y a un vrai risque qu'un pétrole se maintenant à plus de 100 dollars le baril ne soit pas compatible avec le rythme de la reprise économique ", s’inquiète l’AIE dans son rapport. L’AIE a déjà observé que "la croissance de la demande mondiale de pétrole montre des signes de ralentissement depuis quelques mois, affectée par les prix très élevés".

La suite, personne ne peut la prédire avec certitude. " Tout dépendra de la façon dont la situation va évoluer en Libye ", estime l'AIE.

Cécile Mimaut, avec agences

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