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Le directeur général du FMI a affirmé lundi que la crise plaidait pour plus d'intervention de l'Etat

"Dans la conception d'un cadre macroéconomique nouveau pour un monde nouveau, la balance penchera, au moins un peu, moins en faveur du marché et davantage de l'Etat", a déclaré M. Strauss-Kahn devant des étudiants d'une université de Washington.
Article rédigé par France2.fr avec AFP
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Dominique Strauss-Kahn, le patron du FMI. (AFP - Fred Dufour)

"Dans la conception d'un cadre macroéconomique nouveau pour un monde nouveau, la balance penchera, au moins un peu, moins en faveur du marché et davantage de l'Etat", a déclaré M. Strauss-Kahn devant des étudiants d'une université de Washington.

"Le schéma ancien de la mondialisation a beaucoup apporté, en sortant des centaines millions de gens de la pauvreté. Mais cette mondialisation a un côté obscur: un écart vaste et croissant entre les riches et les pauvres", a-t-il poursuivi.

"Alors que la mondialisation des échanges est associée à une baisse des inégalités, la mondialisation financière, qui est le grand événement des années récentes, les a accrues", a estimé DSK.

"L'inégalité pourrait avoir été l'une des causes silencieuses de la crise. A plus long terme, une croissance durable va avec une distribution plus équitable des revenus", a-t-il considéré.

La croissance mondiale autour de 4,5% en 2011
Le directeur général du Fonds monétaire international a déclaré par ailleurs que la croissance économique mondiale devrait s'établir "autour de 4,5% cette année", conformément aux prévisions du FMI en janvier qui tablaient sur 4,4%.

Depuis, a indiqué M. Strauss-Kahn, des événements ont introduit une certaine incertitude. Il a cité les troubles politiques dans plusieurs pays du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord, qui ont alimenté la montée des cours du pétrole, et le séisme au Japon le 11 mars.

"Cette croissance moyenne cache des différences", a-t-il ajouté avant d'évoquer les problèmes budgétaires de l'Europe. "Je suis toujours inquiet de l'éventualité que l'Europe ait une croissance faible dans les années à venir", a-t-il déclaré.

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