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La rémunération moyenne des dirigeants des 200 premières entreprises américaines s'est envolée de 20 % en 2010

C'est ce que rapporte le quotidien français Les Echos, citant l'enquête "New York Times"-Equilar. Cette augmentation survient après deux années de baisse.La rémunération moyenne des 200 plus grands patrons américains s'établit à 11,6 millions de dollars, le salaire médian s'établissant à 9,6 millions (+ 12 %).
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Les variations de salaires des grands patrons américains vont de +253% à -22%, entre 2009 et 2010. (Spencer Platt/Getty Images/AFP)

C'est ce que rapporte le quotidien français Les Echos, citant l'enquête " New York Times"-Equilar. Cette augmentation survient après deux années de baisse.

La rémunération moyenne des 200 plus grands patrons américains s'établit à 11,6 millions de dollars, le salaire médian s'établissant à 9,6 millions (+ 12 %).

Mais les disparités sont grandes. Le patron de Black & Decker, John Lundgren, a vu son salaire bondir de 253 % (à 32,6 millions), à la suite de la fusion avec Stanley, qui doit se traduire par 4.000 suppressions de postes. De l'autre côté, John C. Lechleite, patron d'Eli Lilly, a vu son salaire se réduire de 22%, passant de 16,4 millions à 12,7 millions de dollars.

Le patron le mieux payé des Etats-Unis en 2010 est Philippe Dauman, numéro un de Viacom. Son salaire a fait un bond de 149 % de sa rémunération totale, à 84,5 millions de dollars, devant le patron d'Occidental Petroleum, Ray Irani (76,1 millions de dollars) et celui d'Oracle (70,1 millions de dollars, à 90 % constitué de stock-options).

Mark G. Parker, le PDG de Nike, a connu une hausse de salaire de 84%, passant de 7,1 millions de dollars en 2009 à 13,1 millions en 2010.

Dans le secteur automobile, les patrons ne sont pas à plaindre. Le PDG de Ford, Alan Mulally a vu son salaire gonfler à hauteur de 48%, atteignant 26,5 millions de dollars. Une envolée en partie liée au rebond de 68 % de la capitalisation boursière du constructeur en 2010.

En revanche, les grands chefs de Wall Street ne sont pas les plus gâtés. Parmi les 30 dirigeants les mieux payés l'année dernière, ne figurent que le patron de Bank of New York Mellon, Robert Kelly, et celui de Wells Fargo, John Stumpf.

"L'enquête du 'New York Times' ne prend pas en compte la valorisation des stock options détenues par certains dirigeants propriétaires", souligne Les Echos. Par exemple, les actions du magnat Rupert Murdoch, dont dans News Corp sont évaluées à 4,5 milliards de dollars ne sont pas comptabilisées, explique le quotidien économique.

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