La Redoute : la CFDT va signer l'accord sur le plan social

Le syndicat CFDT a annoncé lundi qu'il acceptait les modalités du plan social de La Redoute. Cette décision évite ainsi la saisie du tribunal de commerce évoquée vendredi par la direction de l'ex-filiale de vente par correspondance de Kering.

(/Pascal Rossignol Reuters)

Epilogue dans le feuilleton La Redoute. Le syndicat CFDT – majoritaire à la Redoute – a annoncé lundi qu'il acceptait les modalités du plan social. Une majorité de syndicats de l'enseigne – dont la CFDT – avait dans un premier temps rejeté vendredi ces modalités.

Cela évite la saisie du tribunal de commerce évoquée vendredi par la direction de l'ex-filiale de vente par correspondance de Kering. Ce dernier avait en effet précisé qu'un rejet de l'accord, déjà paraphé par la CFE-CGC, syndicat minoritaire, entraînerait la fin du processus de cession et que le groupe s'en remettrait alors au tribunal de commerce.

Ce revirement de la CFDT permet d'éviter le dépôt de bilan ou la liquididation judiciaire que le tribunal de commerce aurait sans doute prononcé face à l'insolvabilité de l'entreprise. Les  3.437 salariés seront fixés sur leur sort ce lundi soir normalement, l'actuel propriétaire ayant fixé un ultimatum à 19h. 

Quelque 1.178 postes menacés

Reste que la base de la CFDT était opposée à la signature d'un tel accord. "Nous sommes dans une
problématique de dépôt de bilan, c'est la décision de la raison. (...) Je suis
conscient que la décision qui a été prise est difficile, qu'on aura
certainement beaucoup de salariés mécontents
", a expliqué Jean-Claude
Blanquart, délégué syndical central CFDT.

Kering a engagé la cession de La Redoute à Nathalie Balla et Eric Courteille – la PDG de La Redoute et le secrétaire général de sa maison mère Redcats. Ils prévoient la suppression de 1.178 postes.