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La Belgique, le Luxembourg et la France négocient leur participation respective à un nouveau sauvetage de la banque.

Ces négociations sont censées aboutir d'ici quelques jours au démantèlement du groupe franco-belge, ancien leader mondial du financement des collectivités locales.
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Yves Leterme, Premier ministre belge, refuse de supporter seul le poids du sauvetage de Dexia. (JULIEN WARNAND / BELGA / AFP)

Ces négociations sont censées aboutir d'ici quelques jours au démantèlement du groupe franco-belge, ancien leader mondial du financement des collectivités locales.

Le gouvernement belge a immédiatement prévenu Paris qu'il n'assumerait pas seul le poids financier du sauvetage. "Il est clair qu'un élément très sensible et crucial dans les négociations, c'est le partage équitable des charges", a déclaré Yves Leterme, le Premier ministre belge chargé des affaires courantes, à la radio RTL.

Le ministre des Finances, Didier Reynders, a aussi insisté sur la nécessité d'un partage équilibré des efforts. Le Luxembourg a de son côté fait savoir qu'il négociait le rachat de la filiale luxembourgeoise de Dexia, Dexia Banque Internationale à Luxembourg, avec l'aide d'un investisseur international.

Dexia a confirmé dans un communiqué la tenue d'un conseil d'administration samedi, prenant toutefois soin de préciser que la banque n'avait été informée d'aucune décision ni d'aucun projet de décision concernant l'avenir du groupe de services financiers, déjà sauvé de la faillite à l'automne 2008.

Le plan de sauvetage pourrait peser sur les finances publiques de la France et de la Belgique, déjà mises à mal par la crise, et déclencher des réactions négatives dans l'opinion publique. Le scénario actuellement envisagé passe par un adossement des principales activités de Dexia en France à la Caisse des dépôts (CDC) et à la Banque postale. En Belgique, le plan pourrait se matérialiser par une nationalisation partielle de la banque de détail ou une scission de cette dernière dans une entité cotée séparément.Pour le reste du groupe, une "bad bank" serait mise en place pour gérer un important portefeuille obligataire, et un programme de cessions d'actifs serait lancé. La France et la Belgique devront s'engager à apporter des garanties pour le financement du portefeuille obligataire.

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