L'Union sociale pour l'habitat (USH), organisation qui regroupe les 800 organismes HLM, conteste les chiffres de la CNL

La Confédération nationale du logement, la plus importante association de locataires, a dénoncé mercredi une haussemoyenne de 1,97% des loyers dans les HLM en 2010, selon une enquête effectuée sur un peu plus de 1,3 million de logements, soit près de 30% du parc.Mais pour l'USH, ce chiffre "ne saurait être généralisé à l'ensemble des organismes".

La Confédération nationale du logement, la plus importante association de locataires, a dénoncé mercredi une hausse
moyenne de 1,97% des loyers dans les HLM en 2010, selon une enquête effectuée sur un peu plus de 1,3 million de logements, soit près de 30% du parc.

Mais pour l'USH, ce chiffre "ne saurait être généralisé à l'ensemble des organismes".

La CNL demande un gel général des loyers pour 2010. Car, selon la confédération, près des deux tiers des organismes HLM n'ont pas respecté la recommandation du gouvernement de ne pas pratiquer des hausses supérieures à 1% en 2010. "Il faut que le gouvernement décrète un gel des loyers, aussi bien dans le secteur privé que pour les HLM, pour l'année 2010", a déclaré Serge Incerti-Formentini, président de la CNL.

Du côté de USH, son délégué général Pierre Quercy rétorque que "les organismes HLM se voient contraints, pour engager les rénovations lourdes mais nécessaires de leur patrimoine, de pallier le désengagement de l'Etat à travers, notamment, une augmentation maîtrisée des loyers".

Le secrétaire d'Etat au Logement Benoist Apparu rappelle que
"si les hausses sont abusives ou injustifiées, le préfet (du département concerné, ndlr) demande une deuxième délibération à l'organisme HLM" qui peut alors confirmer ou infirmer l'augmentation votée.

Les loyers du parc privé ont cessé d'augmenter en 2009
En 2009, les loyers des nouvelles locations et des renouvellements de baux dans le parc privé ont progressé de 0,1% en moyenne par rapport à 2008, une première depuis que les statistiques dans ce secteur existent, selon les chiffres de l'observatoire Clameur publiés mercredi.

"L'explication réside dans la situation économique, la montée du chômage et la dégradation des revenus qui découragent les ménages dans leur volonté de déménager et pèsent sur les prix", souligne Michel Mouillart, professeur d'économie à l'Université Paris-X Nanterre et auteur de cette étude qui porte sur 200.000 références.

Conséquences de cette baisse de la mobilité: la colocation progresse, même si ce phénomène reste marginal, les enfants restent vivre plus longtemps chez leurs parents, l'hébergement d'un parent même éloigné progresse, les couples ont du mal à se former ou à se quitter même en cas de divorce et le nombre de SDF explose