Cet article date de plus de dix ans.

L'inflation s'est accélérée pour le quatrième mois d'affilée aux Etats-Unis, où elle a atteint 1,8% sur un an en mars

Dans la zone euro, elle a encore accéléré en avril , à 2,8% sur un an, son plus haut niveau depuis 30 mois.C'est son plus haut niveau dans la zone euro depuis octobre 2008, où elle avait atteint 3,2%.
Article rédigé par
France Télévisions Rédaction Afrique
Publié
Temps de lecture : 1 min.
Inflation en mars en France (Insee) (AFP)

Dans la zone euro, elle a encore accéléré en avril , à 2,8% sur un an, son plus haut niveau depuis 30 mois.

C'est son plus haut niveau dans la zone euro depuis octobre 2008, où elle avait atteint 3,2%.

En Italie par exemple, l'inflation a de nouveau accéléré au mois d'avril à 2,6% sur un an, contre 2,5% en mars, en raison principalement de la hausse des prix des carburants, selon une première estimation publiée vendredi par l'institut des statistiques Istat.

Ces chiffres de hausse des prix ont plusieurs conséquences.

Pour les consommateurs, tout d'abord, cette inflation se traduit par une baisse du pouvoir d'achat. A un niveau plus global, ces tensions sur les prix peuvent jouer à plus ou moins long terme sur les taux d'intérêts fixés par les banques centrales et sur les équilibres entre monnaies.

C'est ainsi que l'euro se rapprochait de la barre symbolique de 1,50 dollar vendredi, soutenu par des anticipations de hausse des taux d'intérêt en zone euro, tandis que le billet vert pâtissait d'une stabilité monétaire outre-atlantique. La Fed a en effet choisi de ne pas toucher à ses taux directeurs pour ne pas assécher le robinet du crédit. Elle a sans surprise laissé inchangé son taux d'intérêt directeur entre zéro et 0,25%.

De son côté, la banque centrale européenne (BCE), qui se préoccupe essentiellement de l'inflation , a procédé à un premier relèvement de son taux directeur en avril afin de lutter contre la hausse des prix. Conséquence: l'euro monte, sa rémunération étant jugée plus attractive que le dollar.

Reste à savoir si les inquiétudes sur les dettes (Grèce, Portugal) du côté euro ou les inquiétudes sur la note de la dette américaine côté dollar viendront troubler le jeu qui fait grimper l'euro. Outre les taux d'intérêts, il semble que les pays en croissance (Bric) choisissent en ce moment d'investir en euro afin d'alléger leurs avoirs en dollar, ce qui bénéficie aussi à la monnaie européenne. Mais ce mouvement se poursuivra-t-il en cas de rééchelonnement de la dette grecque....?

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.