Précarité étudiante : le Centre national des œuvres universitaires et scolaires évoque "un taux de fréquentation jamais vu dans l’histoire des Crous"

"Entre l’an dernier et cette rentrée, pour les deux premiers mois, on constate 17% d’augmentation d’activité", a précisé la présidente de l'organisme, Dominique Marchand, dans un entretien accordé au journal "Ouest-France".
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Un restaurant universitaire à Valence (Drôme), le 2 octobre 2021. (NICOLAS GUYONNET / HANS LUCAS / AFP)

Environ "1,5 million de repas supplémentaires distribués" : l'inflation n'épargne pas les étudiants. En cette rentrée 2022, "on atteint un taux de fréquentation jamais vu dans l'histoire des Crous", s'inquiète Dominique Marchand, la présidente du Centre national des œuvres universitaires et scolaires (Cnous), dans un entretien accordé au quotidien Ouest-France, dimanche 4 décembre. "Entre l'an dernier et cette rentrée, pour les deux premiers mois, on constate 17 % d'augmentation d'activité", explique-t-elle.

Selon Dominique Marchand, le nombre de boursiers qui mangent au Resto U a "augmenté de 15%". Et ils ne sont pas les seuls. "Il y a une forte hausse de la fréquentation des étudiants non boursiers", constate la présidente du Cnous. 

Elle a également relevé un autre indicateur qui témoigne de cette précarité : le montant des aides spécifiques, allouées par les assistantes sociales aux étudiants qui se sentent précaires. "Depuis la crise sanitaire, [ces aides] ont augmenté de 30 à 50% pour rester à un niveau élevé, même si elles sont inférieures cette année à l'an dernier", détaille-t-elle.

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