Inflation : la Banque centrale européenne relève ses taux directeurs pour la première fois depuis 2011

La BCE espère ainsi réduire la masse monétaire en circulation et freiner l'inflation qui fait rage dans l'UE. Cette décision risque d'entraîner une hausse des taux d'intérêt des banques commerciales.

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La présidente de la BCE, Christine Lagarde, s'exprime en conférence de presse, le 21 juillet 2022, à Francfort (Allemagne). (DANIEL ROLAND / AFP)

Face à l'inflation, la BCE frappe fort. La Banque centrale européenne a décidé, jeudi 21 juillet, d'augmenter ses taux d'intérêt, du jamais-vu depuis 2011. L'institution de Francfort a relevé ses trois taux directeurs de 50 points de base, davantage que la hausse de 25 points initialement prévue.

Ce resserrement de la politique monétaire a déjà été amorcé en juin, avec l'arrêt des nouveaux achats de dette sur les marchés. La BCE espère ainsi réduire la masse monétaire en circulation et freiner l'inflation, qui a battu le mois dernier un nouveau record dans la zone euro, à 8,6% sur un an. L'institution de Francfort finit donc par rejoindre le peloton des autres banques centrales, comme la Fed américaine, bien plus actives depuis des mois contre la flambée des prix.

Le principal taux d'intérêt passe ainsi de zéro, niveau où il campait depuis 2016, à 0,50%. Il s'agit du taux de refinancement, qui correspond à taux fixé par les banques centrales pour les prêts qu'elles accordent aux banques commerciales. Plus le taux de refinancement d'une banque centrale est élevé et plus le taux d'intérêt demandé par les banques commerciales aux particuliers est élevé. 

Malgré les risques pour la croissance européenne, la décision sur ce tour de vis a été "unanime" face à une inflation qui "restera à un niveau élevé indésirable pendant un certain temps", a justifié la présidente de l'institution, Christine Lagarde.

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