Inflation : "Il n'y a pas eu de profiteurs" dans le secteur alimentaire, assure Bruno Le Maire

Un rapport de l'Inspection générale des finances réalisé à la demande du ministre de l'Economie note que "l'industrie agroalimentaire a comprimé ses marges".

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France Télévisions
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Le ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire, à l'entrée du palais de l'Elysée, le 19 octobre 2022. (ARTHUR NICHOLAS ORCHARD / HANS LUCAS / AFP)

Bruno Le Maire en a la preuve en chiffres : "Il n'y a pas eu de profiteurs de l'inflation dans l'alimentaire." "Ni les agriculteurs ni les distributeurs, ni l'industrie agroalimentaire n'ont pris au passage de rémunération excessive", assure le ministre de l'Economie dans une interview au Parisien publiée samedi 5 novembre.

Alors que le taux d'inflation des produits alimentaires s'est approché des 12% sur un an en octobre selon l'Insee, le ministre avait demandé un rapport à l'Inspection générale des finances (IGF). Et "la conclusion est sans appel", d'après Bruno Le Maire. L'étude révèle d'une part "que l'industrie agroalimentaire a comprimé ses marges" et d'autre part que "la grande distribution n'a pas contribué à renchérir les prix à la consommation des produits alimentaires".

Selon ce rapport, que l'AFP a pu consulter, "la hausse des prix des produits alimentaires résulte de la combinaison de plusieurs facteurs : guerre en Ukraine, reprise post-Covid, réchauffement climatique, crise sanitaire animale et divers facteurs de nature économique (compétitivité de l'économie, pénurie de main-d'œuvre...)".

Le prix de l'huile a augmenté de 60%

Pour en arriver ces conclusions, l'Inspection générale des finances a étudié l'évolution de la marge brute des différents acteurs de la chaîne de production sur une sélection de douze produits alimentaires du quotidien (escalope de poulet, yaourts nature, baguette de pain...).

Malgré ce partage de l'effort, et une inflation inférieure en France à celle d'autres pays européens, l'Inspection générale des finances souligne qu'en un an, "certains produits alimentaires ont connu des hausses de prix particulièrement élevées avec par exemple +60% pour les huiles, +22% pour la farine, +20% pour les pâtes et +16% pour la volaille."

Fin juin, Michel-Edouard Leclerc, le patron du groupe Leclerc, avait déploré que "la moitié des hausses demandées" par les industriels n'étaient "pas transparentes" et étaient "suspectes". En juillet, un rapport sénatorial conclu qu'à l'exception de quelques "cas particuliers" il n'avait pas été observé de "phénomène généralisé de hausses abusives".

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