Une centaine de manifestants à Bercy pour réclamer la sauvegarde d'une papeterie de Seine-Maritime

Les éventuels repreneurs ont jusqu'au 15 juin pour se manifester. Cette papeterie est la dernière française à produire du papier journal 100% recyclé.

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Avec France Culture - franceinfo
Radio France
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Capture d'écran d'une photo diffusée sur le compte Twitter du collectif "Plus jamais ça !", le 28 avril 2021. (CAPTURE D'ECRAN TWITTER / EMERIC FOHLEN / PLUS JAMAIS CA)

Plus d'une centaine de manifestants se sont réunis mercredi 28 avril, de 8 heures à 15h30, près du ministère de l'Economie et des Finances à Paris, pour réclamer le sauvetage de la dernière papeterie française à produire du papier journal 100% recyclé, à La Chapelle-Darblay à Grand-Couronne, en Seine-Maritime, indique France Culture, confirmant une information du site Reporterre.

Une délégation du collectif "Plus jamais ça", qui regroupe plusieurs associations environnementales et syndicales, a été reçue ce mercredi pendant plus d'une heure par Agnès Pannier-Runacher, la ministre déléguée chargée de l'Industrie, a indiqué Greenpeace à franceinfo. La ministre s'est engagée à maintenir l'activité de papeterie sur le site normand de La Chapelle-Darblay, s'opposant donc à la proposition de l'un des repreneurs potentiels, SAMFY, d'en faire une usine de production d'hydrogène. Elle a également assuré qu'elle n'examinerait pas les propositions des repreneurs sans les représentants des salariés. Enfin, elle a annoncé que l'affaire serait bien mise à l'ordre du jour prioritaire le 10 mai lors d'un comité industriel déjà prévu.

Une société pionnière de l'économie circulaire

Le directeur général de Greenpeace France, Jean-François Julliard s'est félicité de ces annonces, expliquant qu'elle [Agnès Pannier-Runacher] avait "rassuré" les salariés et membres du collectif. "Mais nous restons vigilants", ajoute-t-il. "C'est une avancée mais le site n'est pas encore sauvé. S'il faut reprendre la mobilisation, nous y sommes tout à fait prêts."

Le groupe finlandais UPM, propriétaire depuis 2019, a décidé de fermer cette usine pionnière de l'économie circulaire. Arrêtée à la mi-juin 2020, 217 emplois ont été supprimés depuis. Quatre entreprises sont intéressées par une reprise du site : l'entreprise belge VPK et les entreprises françaises POIRON, Covès et SAMFY. Si rien n'est fait au 15 juin, UPM pourra donc démanteler le site.

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