Renault : le casse-tête du gouvernement

Alors que l’État garantit cinq milliards d’euros de prêt au constructeur, ce dernier a indiqué qu’il allait fermer quatre sites.

France 2

C’est une affaire qui a tout pour devenir le feuilleton du printemps. Que se passe-t-il ? L’État garantit 5 milliards d’euros de prêt pour la marque au losange. C’est donc potentiellement le contribuable qui pourrait être amené à mettre la main à la poche. Et ce même État répète qu’il veut réindustrialiser la France. Pourtant, on apprend que le symbole de l’industrie française envisagerait non pas de réindustrialiser mais de désindustrialiser en fermant quatre sites.

30 % de pertes en un an

C’est évidemment une provocation inacceptable pour le gouvernement. Pourtant, il y a fort à parier qu’en dépit des viriles protestations des ministres hier, ces sites finiront par fermer. Parce que la crise de l’automobile est tellement profonde, on parle de 30 % de pertes en un an. Que s’il veut sauver le corps du malade, l’État pourrait être obligé d’accepter cette amputation.

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Le siège du groupe Renault à Boulogne-Billancourt dans les Hauts-de-Seine (illustration).
Le siège du groupe Renault à Boulogne-Billancourt dans les Hauts-de-Seine (illustration). (ERIC PIERMONT / AFP)