PSA : "Ce que propose PSA n'est pas à la hauteur des résultats du groupe"

Le deuxième round des négociations salariales au siège de PSA, à Poissy, dans les Yvelines, est un échec. Patrick Michel, délégué syndical central à Force ouvrière, 

(OLIVIER BOITET / MAXPPP)

"Ce que propose PSA n'est pas à la hauteur des résultats du groupe", déplore Patrick Michel, délégué syndical central à Force ouvrière, à France Bleu Belfort-Montbéliard. Les syndicats de PSA ont rejeté, à l'unanimité, les propositions d'augmentations salariales formulées par la direction, jeudi 14 février.

Les syndicats déçus

Le deuxième round des négociations salariales au siège de PSA, à Poissy, dans les Yvelines, est un échec. L'ensemble des organisations syndicales a rejeté les ultimes propositions de la direction, à savoir une enveloppe globale de 2,4% d'augmentation dont 1,5% pour les augmentations générales (avec un minimum de 27 euros brut). Pour la prime d'intéressement et la prime pouvoir d'achat, il faudra revenir. "Nous sommes clairement très déçus, réagit Patrick Michel délégué syndical central à Force ouvrière. Ce que propose PSA n'est pas à la hauteur des résultats du groupe qu'on soupçonne comme étant forcément très bons."

Par ailleurs, le silence de la direction sur les primes d'intéressement et de pouvoir d'achat est insoutenable. En ce 14 février, on parle avec une petite pointe d'humour de massacre de la Saint Valentin.Patrick Michelà France Bleu Belfort-Montbéliard

Les voix des syndicats s'élèvent à l'unisson. "On ne comprend pas que la direction n'aille pas chercher plus haut que ça, alors que le groupe annonce des résultats exceptionnels. Sur la prime pouvoir d'achat (ou "prime Macron"), il y a une grosse attente des salariés", affirme Laurent Oechsel, délégué central CFE CGC. Une troisième réunion a été fixée au lundi 25 février au siège de PSA, à Poissy.