Pic de froid : le charbon des Pays de la Loire vient au secours de la Manche

Les deux réacteurs de la centrale de Flamanville sont à l'arrêt pour des opérations de maintenance. 

La centrale thermique de Cordemais, en Loire-Atlantique.
La centrale thermique de Cordemais, en Loire-Atlantique. (LOIC VENANCE / AFP)

Ces derniers jours, la Manche doit faire face à un pic de froid en se passant des deux réacteurs de Flamanville, à l'arrêt pour des opérations de maintenance, alors que les besoins en énergie augmentent. "C'est une situation inédite", a déclaré vendredi 18 janvier sur France Bleu Cotentin, Jean-Paul Roubin, le directeur national de l'exploitation de RTE (Réseau de transport d'électricité), qui gère le transport de l’électricité haute tension. "RTE est conduit à mobiliser l'ensemble des moyens de production du Grand Ouest et en particulier la centrale au charbon de Cordemais", en Loire-Atlantique.

La centrale de Cordemais est en grève depuis plusieurs jours, "mais nous avons la possibilité de demander à cette centrale-là d'être présente sur le réseau pour la sécurité d'alimentation", a expliqué Jean-Paul Roubin. "C'est ce qui s'est passé la semaine dernière, hier et aujourd'hui. Donc avec le démarrage de cette centrale, nous retrouvons des marges sur le réseau d'alimentation en électricité du Grand Ouest. Il n'y aura pas de coupure d'électricité vendredi [18 janvier]."

La production de Flamanville est d'au maximum 2 600 mégawatts, ce qui correspond à la consommation d'une ville comme Paris et d'une partie de sa banlieue. Le fait que sa production ne soit pas présente nous amène à trouver des solutions.Jean-Paul Roubinsur France Bleu Cotentin

Le froid a entraîné une augmentation de la consommation d'électricité en France. "C'est 83 000 mégawatts en ce moment. Ce n'est pas fondamentalement énorme", a reconnu Jean-Paul Roubin. Si la Manche a demandé la mobilisation de l'ensemble des moyens de production, c'est en raison de "la conjonction du froid qui fait monter la consommation et de l'indisponibilité des deux réacteurs de Flamanville." Le directeur national de l'exploitation de RTE a assuré qu'il "n'y aura pas de coupure d'électricité, il n'y aura pas de black-out sur le Cotentin."