Le "bordel" évoqué par Emmanuel Macron : les salariés de GM&S en colère

Le chef de l’État assume tout sur le fond : il estime que les ouvriers de GM&S feraient mieux d’aller chercher du travail dans les entreprises de la région qui peinent à recruter plutôt que d’aller manifester. Des propos jugés méprisants par les salariés. 

France 3

Jeudi 5 octobre au matin, l’émotion était encore vive pour les salariés de l’usine GM&S : ils ne décolèrent pas. La phrase polémique d’Emmanuel Macron ne passe pas. "Je ne vois pas son raisonnement. C’est complètement stupide. (…) Il ne connaît pas la vraie vie", estime Patrice Mancier, licencié GM&S.

Deux heures de voiture de distance

Une partie de ces salariés manifestaient hier en en marge de la visite du président en Corrèze. S’ils ne l’ont pas vu, le chef de l’État a clairement fait allusion à leur attitude : "Il y en certains, au lieu de foutre le bordel, ils feraient mieux d’aller regarder s’ils ne peuvent pas avoir des postes là-bas parce qu’il y en a qui ont les qualifications pour le faire", a-t-il confié en aparté. Au cœur de la controverse, une fonderie qui propose 18 postes et ne trouve pas de candidats. Si le repreneur de GM&S a transmis certains de ces 156 dossiers en souffrance, pour l’instant rien n’est fait. Il faut dire que La Souterraine (Creuse) est à 143 kilomètres de Ussel (Corrèze) : une distance de deux heures de voiture.

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Emmanuel Macron à Egletons (Corrèze), mercredi 4 octobre 2017.
Emmanuel Macron à Egletons (Corrèze), mercredi 4 octobre 2017. (LUDOVIC MARIN / AFP)