EPR de Flamanville : symbole de la perte du savoir-faire français ?

Alexandra Bensaid explique sur le plateau du 20 Heures que les mésaventures de l'EPR de Flamanville (Manche) illustrent non pas une faillite technologique, mais une perte de savoir-faire technique. 

FRANCE 2

Le dossier de l'EPR de Flamanville (Manche) commence à être un sérieux caillou dans la chaussure d'EDF. Mercredi 9 octobre, l'entreprise a annoncé que le coût du réacteur nouvelle génération allait encore grimper. "Quatre EPR en construction et toujours aucun en fonction", pointe Alexandra Bensaid sur le plateau du 20 Heures. "Ce qui est un mauvais sort aussi pour les copropriétaires d'EDF que nous sommes tous", note la journaliste. "Pourtant, cette technologie française fonctionne", ajoute-t-elle.

La technologie française fonctionne en Chine

En effet, "dans le sud de la Chine, à Taishan, vous avez deux réacteurs de technologue française qui fonctionnent". "Mais ça, ça tient sans doute à l'expertise des Chinois. Rien qu'en 2018, ils ont mis en service sept réacteurs. Donc les soudeurs, les tuyauteurs, ils en ont. Les sous-traitants, ils en ont aussi. Alors que nous en France, plus vraiment. Le dernier réacteur qu'on a raccordé au réseau, c'était il y a 20 ans", explique Alexandra Bensaid.

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L\'EPR de Flamanville, le 16 août 2019.
L'EPR de Flamanville, le 16 août 2019. (LOU BENOIST / AFP)