Diesel : le patron de PSA fustige le "diktat" de l'Union européenne

Carlos Tavares, le patron de PSA, s'inquiète des normes environnementales imposées par le Parlement européen qui pourraient selon lui mettre à genou certains constructeurs.  

France 2
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Le patron de PSA, Carlos Tavares, fait entendre sa voix. À la veille du Salon de l'automobile de Genève, le chef d'entreprise a dénoncé dans une interview accordée au Figaro, dimanche 3 mars, le "diktat" de l'Europe qui menacerait l'emploi dans l'industrie automobile. "Cela met en risque 13 millions de personnes qui travaillent dans l'automobile", a notamment dénoncé Carlos Tavares. En cause, une décision du Parlement européen de réduire de 40% les émissions polluantes des voitures neuves d'ici à 2030.  

Virage écologique 

Cet objectif, auquel la France est favorable, n'est pas tenable, estime le patron. En octobre dernier, il dénonçait ceux qui ont fait pencher la balance en faveur des normes les plus sévères. "Les députés européens qui poussent les taux de réduction les plus élevés sont ceux qui représentent des pays dans lesquels il n'y a pas d'industrie automobile", tempêtait-il. Pour le ministère français de la Transition écologique, la mobilité propre doit se faire avec l'aide des constructeurs. PSA ne fait pas pour autant l'impasse sur les modèles électriques. Un virage technologique et écologique que la firme ne voudrait pas manquer.  

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Carlos Tavares, le président du directoire du groupe PSA, lors d\'un déplacement à Mulhouse, en février 2018.
Carlos Tavares, le président du directoire du groupe PSA, lors d'un déplacement à Mulhouse, en février 2018. (SEBASTIEN BOZON / AFP)