Alimentation : des étiquettes bien floues

Depuis la crise des lasagnes à la viande de cheval, un arrêté impose d'indiquer d'où viennent le lait et la viande contenus dans les produits transformés. Cet étiquetage est-il assez précis ?

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Depuis plus d'un an, de nouvelles mentions sont obligatoires sur les étiquettes. Un décret impose aux industriels français l'indication de l'origine du lait et des viandes utilisées en tant qu'ingrédients dans les produits transformés, quand il y a plus 8% de viande ou plus de 50% de lait. Les industriels appliquent-ils ces nouvelles règles ? Le nouvel étiquetage aide-t-il les consommateurs à s'y retrouver ?

Des indications parfois imprécises

Direction la Vendée, chez le leader français des plats préparés. Ce matin, livraison de palettes de viande surgelée. À chaque lot son numéro informatique qui servira à l'un des 100 plats différents élaborés sur ce site. Ici, la viande est destinée à l'émincé de poulet aux légumes. Pour cette recette, la volaille a toujours la même origine. Plus de la moitié du poulet acheté par cet industriel provient de France. Mais pour certaines recettes, l'entreprise fait appel à d'autres pays. Alors, avec la nouvelle réglementation, l'entreprise a mis en place une étiquette spécifique pour chaque plat préparé qu'elle produit, qu'il soit à base de bœuf, de porc ou de poulet.

Si certains jouent le jeu de la transparence, ce n'est pas toujours le cas. En magasin, mieux vaut sortir sa loupe, pour ne trouver parfois qu'une origine très vague. Des étiquetages imprécis, nous en avons trouvé plusieurs, la palme d'or revenant à ce type de plat préparé, où le poulet provient de l'Union européenne ou hors de l'UE, soit du monde entier. Pourtant, ces industriels ne sont pas hors la loi. Malgré ces failles, ce dispositif reste une avancée pour l'information des consommateurs. Il est pour l'instant limité aux industriels français. 

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