Industrie : contre vents et marées, Ascoval tient bon face aux menaces

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Industrie : contre vents et marées, Ascoval tient bon face aux menaces
France 2
Article rédigé par
A. Sylvain, G. Pinol, R. Gardeux, L. Michel, J-C. Lambard - France 2
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La faillite de la société britannique qui possède des usines en France, notamment les aciéries d’Hayange (Moselle) et Ascoval à Saint-Saulve (Nord), inquiète Bercy. Le ministre de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire, a assuré mardi 9 mars que l’État serait avec les salariés, qui ont beaucoup sacrifié au cours des derniers mois pour maintenir leur usine en vie.   

L’usine d’Ascoval, à Saint-Saulve (Nord), a déjà failli fermer "trois, quatre fois, concède un employé. Et aujourd’hui, elle renaît de ses cendres". En octobre 2018, les 281 salariés d'Ascoval étaient en grève. L’aciérie était alors en redressement judiciaire, son unique client étant en grande difficulté et ayant cessé les commandes. Un premier puis un second repreneur font alors défaut. L’été dernier, enfin, l’usine est rachetée par le Britannique Liberty Steel.  

L’espoir renaît

Ce nouveau propriétaire connaît à son tour des difficultés avec ses banques, mais la production a quintuplé en six mois ; aussi, la confiance des ouvriers est revenue. "Là on commence à travailler toutes les semaines, confie Nicolas Carré, lamineur chez Liberty Ascoval. On commence à avoir des commandes, donc le sourire revient." Les salariés ont accepté d’être plus compétitifs afin de trouver un repreneur : -40 % de RTT et possibilité de travailler le samedi. En quelques mois, ils ont divisé par deux le coût de production. "On a fait d’énormes efforts sur tout, sur le salaire, sur les congés", explique Laurent Blondeau, lui aussi lamineur.

L’avenir d’Ascoval repose désormais en partie sur des barres très sophistiquées, récemment mises au point par l’usine et qui serviront à fabriquer les nouveaux rails de la SNCF. Un contrat à dix millions d’euros, négocié l’été dernier avec l’aide du gouvernement et des politiques locaux, qui fera tourner l’usine jusque 2024. La confiance est désormais revenue, et l’usine tourne 24 heures sur 24. Même si "rien n’est jamais gagné", prévient Cédric Orban, directeur de Liberty Ascoval, qui a mené le combat auprès des salariés.

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