La fiscalité, premier enjeu des municipales pour les Français

La fiscalité s'affirme comme étant de loin le sujet le plus important pour les électeurs, loin devant le cadre de vie et la sécurité, selon un sondage Ifop pour Dimanche Ouest-France. 

Un centre du Trésor Public photographié le 22 septembre 2010 à Paris.
Un centre du Trésor Public photographié le 22 septembre 2010 à Paris. (ETIENNE LAURENT / AFP)

Aux municipales, les Français vont voter avec leur feuille d'impôt. La fiscalité s'affirme comme étant très nettement le premier enjeu des électeurs aux élections de mars, loin devant le cadre de vie et la sécurité, selon un sondage Ifop pour Dimanche Ouest France.

La question de la fiscalité et des impôts locaux est de celles qui vont "le plus compter" au moment du vote pour 48% des sondés, contre 32% en septembre dernier, selon cette étude. Elle est jugée prioritaire par tous les bords politiques, à l'exception des sympathisants d'Europe Ecologie-Les Verts (31%). Par ailleurs, "cette préoccupation particulière pour la fiscalité s'exprime aussi bien en zone rurale qu'en province et en région parisienne (de 48 à 53% de citations)", relève l'Ifop.

Devant l'emploi et la sécurité

La sécurité et l'emploi, qui talonnaient la fiscalité dans les préoccupations des sondés à l'automne, ne sont plus jugées prioritaires que par respectivement 28% et 24% des personnes interrogées, contre 30% en septembre.

La problématique du cadre de vie et de l'environnement se hisse en revanche au deuxième rang des priorités des sondés (+ 13 points). A l'inverse, la question de l'éducation et des écoles n'est en revanche jugée essentielle que par 12% des personnes interrogées (-14 points), alors même que les communes sont chargées des bâtiments scolaires et de la mise en oeuvre de la semaine de quatre jours et demi.

L'action sociale, le logement et la propreté, autres compétences municipales, ne sont jugés prioritaires que par 6% des sondés.

 

Sondage réalisé par questionnaire auto-administré en ligne les 8 et 9 janvier auprès d'un échantillon de 1.003 personnes "représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus", selon la méthode des quotas.