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Vidéo Macron condamne des manœuvres de déstabilisation après les révélations sur son ISF

Les services des impôts se sont intéressés au patrimoine du ministre après sa nomination.

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France Télévisions
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Emmanuel Macron, le ministre de l'Economie, lors d'un déplacement à Valenciennes (Nord), le 31 mai 2016. (FRANCOIS LO PRESTI / AFP)

Il devra bien s'acquitter de l'impôt sur la fortune. Le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, a vu le patrimoine de son couple réévalué par le fisc, selon des informations publiées par Mediapart (article payant), mardi 31 mai. Emmanuel Macron et sa femme estimaient ne pas être redevables de l'ISF dans leurs déclarations de revenus.

Mais avec la nomination d'Emmanuel Macron au poste de ministre, des vérifications ont été entreprises sur sa situation fiscale, comme cela se fait pour tous les ministres depuis les lois Cahuzac sur la transparence de la vie publique.

"Il s'agit de me déstabiliser ou de me fragiliser"

Les services des impôts ont réévalué le patrimoine immobilier du couple, ce "qui lui fait franchir le seuil de l’ISF fixé à 1,3 million d’euros (d’actifs nets taxables)", précise Mediapart. Le ministre a donc déposé une déclaration rectificative pour les années 2013 et 2014.

Emmanuel Macron a réagi mardi et a affirmé être en conformité avec l'administration fiscale. Le ministre de l'Economie dénonce une volonté de le déstabiliser. "Ces derniers jours et ces dernières semaines, il y a un emballement sur à peu près tous les sujets pour essayer soit de me déstabiliser, soit de me fragiliser, soit penser, sans doute salir l'action qui est la mienne", a-t-il dit à la presse lors d'un déplacement dans le Nord. Et de lancer : "Donc bon courage à ceux qui tentent cela, bonne chance !"

"Je suis en règle avec l'administration fiscale" assure Macron

Emmanuel Macron avait récemment critiqué l'ISF dans une interview à une revue spécialisée. "Si on a une préférence pour le risque face à la rente, ce qui est mon cas, il faut préférer par exemple la taxation sur la succession aux impôts de type ISF", avait-il déclaré avant de se faire recadrer par Manuel Valls.

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