Plainte contre les plateformes de type Airbnb : "Nous aimerions simplement jouer le même match avec les mêmes règles"

Le président de l'AhTop (Association des acteurs de l'hébergement et du tourisme professionnels) a déposé plainte lundi contre des plateformes de locations entre particuliers. Il demande à "jouer avec les mêmes règles du jeu".

Airbnb (illustration).
Airbnb (illustration). (JEAN-FRAN?OIS FREY / MAXPPP)

Jean-Bernard Falco, président de l’AhTop (Association des acteurs de l’hébergement et du tourisme professionnels) a annoncé, lundi 16 janvier sur franceinfo, le dépôt d'une plainte contre plusieurs plateformes de location entre particuliers, dont Airbnb. 

Le président de l'AhTop explique qu'il souhaite "grâce à cet arbitre qu'est la mairie de Paris, pouvoir jouer le même match". "Nous ne sommes pas contre ces gens-là, contre l'arrivée de ces acteurs, ce n'est pas l'ancien monde contre le monde moderne, nous aimerions simplement jouer le même match avec les mêmes règles du jeu", a-t-il ajouté.

Des emplois supprimés dans le secteur du tourisme

Selon Jean-Bernard Falco, le manque à gagner dû à ses plateformes se chiffre "à des milliards d'euros pour la France en terme de croissance". "C'est la première fois depuis trente ans que le secteur de l'hôtellerie, cafés et restaurants, supprime des emplois. Ça s'est senti, d'ailleurs, au mois de septembre, dans les chiffres du chômage", a regretté le président de l'AhTop, qui a admis toutefois que les attentats qui ont visé la France ont également influé sur ces chiffres.

Jean-Bernard Falco a rappelé que l'industrie du tourisme est le "premier secteur d'activité en France, pèse 150 milliards d'euros". "Un emploi sur dix en France, 2,2 millions emplois sont générés par le tourisme, directement ou indirectement, c'est le premier contributeur en matière d'investissements en France (…). Lorsque le tourisme va mal, forcément, la croissance économique va mal."

La plainte déposée lundi regroupe 800 personnes morales, qui représentent 30 000 acteurs du secteur et 300 000 salariés, a précisé Jean-Bernard Falco.