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Les prix des logements anciens baissent peu, malgré la chute des transactions

En moyenne, le prix des logements anciens en France a légèrement augmenté (+1,3%) entre le premier trimestre 2011 et le premier trimestre 2012. Mais une décrue s'amorce dans la plupart des régions.

Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Les prix ont augmenté sur un an à Paris, mais commencent à décroître depuis le début de l'année 2012. (THOMAS COEX / AFP)

Les prix des logements anciens amorcent une légère décrue en France, mais très limitée, alors que les transactions chutent.

Selon l'indice Notaires-Insee, publié jeudi 31 mai, les prix des logements anciens en France ont augmenté légèrement (+1,3%) sur un an au premier trimestre, tirés par la hausse continue en Ile-de-France (+5,4%) alors qu'une décrue s'amorce dans le reste du pays (-0,5%).

Par rapport au quatrième trimestre 2011, une baisse moyenne de 0,7% est enregistrée, avec un repli plus fort pour les maisons (-1%) que pour les appartements (-0,3%), selon ce même indice. 

Sans surprise, l'augmentation des prix sur un an à Paris est beaucoup plus forte (+7,0%) que la moyenne nationale. Sur un an, les prix en province sont en baisse de 0,5%, même si ceux des appartements sont en hausse de 1,4%. Pour autant, la capitale, après les records historiques de l'an passé, amorce elle aussi un repli (-1,1%) au premier trimestre 2012, par rapport aux trois derniers mois de 2011, ont indiqué les notaires parisiens.

A Paris, des ventes dopées par les réformes fiscales

Le prix moyen des appartements anciens à Paris au cours du premier trimestre 2012 a été de 8 260 euros le m2, contre un record de 8 370 euros le m2 au troisième trimestre 2011. A Paris, les ventes de logements anciens du premier trimestre (8 790, +25%) ont été dopées par les réformes fiscales, notamment l'alourdissement des plus-values sur les logements locatifs et les résidences secondaires, qui ont provoqué un afflux des transactions, conclues fin 2011, dans les offices des notaires.

Mais après un mois de janvier exceptionnel, le nombre des ventes est reparti ensuite à la baisse, soulignent les notaires. Pour l'ensemble de l'Ile-de-France, les notaires "constatent qu'offre et demande peinent désormais davantage à se rencontrer""L'accès au crédit semble moins facile, même si les taux d'intérêt ont récemment légèrement baissé, et la situation de beaucoup de ménages [revenus, emploi] demeure préoccupante et pèse sur la confiance", expliquent les notaires dans leur note de conjoncture immobilière.

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