À Marseille, le logement indigne est toujours un problème

À Marseille (Bouches-du-Rhône), un an après l'effondrement meurtrier de deux immeubles, des centaines d'habitants se sont rassemblés mardi 5 novembre rue d'Aubagne. Un an après, état des lieux.

FRANCEINFO

Un an s'est écoulé depuis le drame de la rue d'Aubagne à Marseille (Bouches-du-Rhône). Le 5 novembre 2018, deux immeubles insalubres s'effondrent, emportant huit habitants sous les gravats. Le drame levait le voile sur l'état d'insalubrité des logements de la cité phocéenne. La vie a repris dans le quartier, mais l'effondrement des immeubles a laissé un trou béant. Voisine, Patricia Douanier ressent de la "tristesse et de la peur".

Manifestation samedi

Après le drame, 3 700 Marseillais avaient été évacués de leur logement, jugé trop dangereux. Un an après, 300 dorment encore à l'hôtel, faute de solutions. Il y aurait 40 000 logements indignes à Marseille. 100 000 personnes vivraient dans des taudis. Jean-Claude Gaudin défend son engagement contre les logements insalubres. Les membres du collectif du 5-Novembre exigent de leur maire davantage de moyens. Les commémorations doivent durer toute la semaine. Une grande mobilisation contre l'insalubrité est prévue samedi 9 novembre.

Le JT
Les autres sujets du JT
Jean-Claude Gaudin, le maire de Marseille le 14 avril 2016 à Marseille.
Jean-Claude Gaudin, le maire de Marseille le 14 avril 2016 à Marseille. (BERTRAND LANGLOIS / AFP)