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Iberia et British Airways annoncent jeudi soir la conclusion d'un accord préliminaire devant déboucher sur leur fusion

Le président d'Iberia, Antonio Vazquez, présidera la nouvelle compagnie élargie dont le directeur général sera Willie Walsh, l'actuel directeur général de British Airways (BA).L'opération sera formalisée au premier trimestre 2010 et sera définitivement conclue à la fin de cette année-là.
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 (AFP Adrian Dennis, Pierre-Philippe Marcou)

Le président d'Iberia, Antonio Vazquez, présidera la nouvelle compagnie élargie dont le directeur général sera Willie Walsh, l'actuel directeur général de British Airways (BA).

L'opération sera formalisée au premier trimestre 2010 et sera définitivement conclue à la fin de cette année-là.

Iberia dit se réserver toutefois le droit de se retirer de l'affaire si l'accord définitif entre BA et ses administrateurs sur le déficit du fonds de pension de la compagnie britannique n'est pas jugé satisfaisant. La nouvelle compagnie, appelée pour l'instant "TopCo" dans le communiqué commun, sera donc espagnole mais son siège se trouvera à Londres.

"C'est un développement très positif" qui va créer "un nouveau groupe de compagnies aériennes capables de participer à la compétition à une échelle véritablement mondiale", a déclaré vendredi le patron de BA et future directeur général du futur nouvel ensemble.

Un an de négociations
Après un plus d'un an d'âpres négociations, le projet de fusion vise à donner naissance à un nouveau champion européen, capable de tenir tête à Air France-KLM et Lufthansa. Iberia a précisé que la transaction examinée consistait en une fusion "entre égaux", sur la base d'une parité indicative qui donnerait environ 45% du capital de la nouvelle société aux actionnaires d'Iberia, et 55% à ceux de British Airways. Les synergies entre les deux groupes sont chiffrées à 400 millions d'euros. En 2008, ceux-ci représentaient à eux seuls 419 appareils, 205 destinations et 62 millions de passagers.

Les deux compagnies avaient en effet dévoilé dès juillet 2008 leur projet de fusion. Mais leurs négociations ont traîné en longueur, freinées par des querelles sur des détails cruciaux, comme la gouvernance et la localisation du siège de l'entreprise, mais aussi la répartition du capital entre les deux groupes (BA exigeait au départ autour de 60%, selon la presse, un niveau jugé inacceptable par Iberia).

Les fortes variations des cours des deux groupes depuis l'été 2008, amplifiées par la dégringolade de la livre par rapport à l'euro, ainsi que la crise du secteur aérien, qui a poussé les deux transporteurs à lancer de lourdes suppressions d'emplois, n'ont rien fait pour simplifier les choses. Enfin, Iberia s'était inquiétée publiquement ces derniers mois du problème du financement des retraites des employés de British Airways, un fardeau qui risque de peser lourd sur les finances de la nouvelle compagnie.

Lufthansa n'a pas réagi. De son côté, Air France-KLM a considéré qu'il s'agissait de l'évolution logique "du panorama du marché aérien européen", notant qu'elle avait elle même devancé ce mouvement en 2004, avec le rapprochement entre le français Air France et le néerlandais KLM.

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