SNCM : les salariés votent la fin de la grève

Les salariés de la SNCM ont voté jeudi la fin de la grève après avoir obtenu de l'Etat des garanties sur la lutte contre la concurrence déloyale et l'achat de nouveaux navires.

(Maxppp)

C'est la fin de 8 jour de grève. Les salariés de la compagnie maritime SNCM (Société nationale Corse Méditerranée) ont voté jeudi en début d'après-midi à l'unanimité la fin de la grève entamée le 1er janvier, lors d'une assemblée générale à Marseille. Ils ont obtenu de l'Etat mercredi des garanties sur la lutte contre la concurrence déloyale et l'achat de nouveaux navires.  

Les syndicats réclamaient en effet un engagement du gouvernement à appliquer le projet industriel signé avec la direction et les actionnaires. Le projet prévoit la commande de quatre navires et la suppression de 500 postes sans licenciements secs. Dans une lettre adressée mercredi aux salariés à l'issue d'une la table ronde, l'Etat a indiqué qu'il proposera sous deux mois, avec l'aide de la CDC et de la Banque publique d'investissement (Bpifrance), une solution de financement pour le renouvellement de la flotte de la SNCM. 

La direction de la SNCM a fait part jeudi de sa satisfaction. "Nous sommes très satisfaits que l'Etat confirme ainsi son soutien au plan de vie et de relance industriel de notre compagnie, bâti par le management, partagé par l'ensemble de l'entreprise et voté par les actionnaires", a déclaré la SNCM dans un communiqué. 

440 millions d'euros d'aides d'Etat dans le collimateur de l'UE

La SNCM connaît de grandes difficultés. La Commission européenne réclame le remboursement de 440 millions d'euros d'aides d'Etat reçues par la compagnie. Un remboursement qui provoquerait sa faillite et la mise à pied de ses 2.600 salariés. L'Etat lui a accordé fin décembre une avance de trésorerie de 30 millions d'euros.

La SNCM, qui assure notamment la liaison entre la Corse et le continent, est détenue à 66 % par Transdev, coentreprise de Veolia Environnement et de la Caisse des dépôts, à 25 % par l'Etat et à 9 % par ses salariés.