Réforme des retraites : la RATP ouvre une enquête après la diffusion d'une vidéo où des grévistes couvrent d'injures homophobes un non-gréviste

La vidéo montre un groupe de grévistes, dossard CGT et mégaphone en main, couvrir d'injures homophobes un conducteur de bus non-gréviste. Les faits se sont déroulés à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), mardi matin.

Un bus quitte le centre de dépot de Malakoff (Hauts-de-Seine), le 11 décembre 2019.
Un bus quitte le centre de dépot de Malakoff (Hauts-de-Seine), le 11 décembre 2019. (AURORE MESENGE / AFP)

La vidéo a fait le tour de Twitter. Une enquête interne a été ouverte après la diffusion sur d'une vidéo qui montre des grévistes scander des insultes homophobes contre un chauffeur non gréviste dans un dépôt de la RATP, indique la régie des transports, jeudi 12 décembre. 

Les faits se sont déroulés devant le dépôt de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), mardi matin, a précisé la compagnie à l'AFP. Postée le lendemain puis supprimée, la vidéo montre un groupe de grévistes, dossard CGT et mégaphone en main, couvrir d'injures homophobes le conducteur, le traitant notamment de "suceur de bites", de "sale pédé" et d'"enculé".

"Des comportements inacceptables", selon la RATP

Plusieurs grévistes courent ensuite vers le bus, puis le chauffeur baisse sa vitre et les insultes redoublent, avant que des membres des forces de l'ordre n'interviennent. "La RATP condamne extrêmement fermement les comportements inacceptables observés sur cette vidéo, en particulier les insultes et propos discriminatoires tenus. Nous apportons par ailleurs tout notre soutien au conducteur concerné", a affirmé la régie des transports parisiens. 

Dans un tweet, Valérie Pécresse s'est dite "scandalisée par cette ultra violente prise à partie d'un conducteur, par des grévistes jusqu'au-boutistes, à coup d'insultes homophobes". Et d'ajouter : "des sanctions exemplaires doivent être prises et des plaintes déposées !"

De son côté, le syndicat a réagi dans un communiqué. "C'est sans aucune ambiguïté que la CGT-RATP déplore et condamne les propos tenus et le comportement de certains agents mobilisés, dont certains portaient nos couleurs, devant un centre bus et dont la vidéo a été postée sur les réseaux sociaux", affirme le document.