Agression d'un médecin à Mulhouse : "Nous demandons des peines sévères", réagit un syndicat

Selon le président de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) Luc Duquesnel, les agressions de médecins pendant les consultations se font de plus en plus fréquentes. Il demande des peines sévères, pour jouer un rôle dissuasif. 

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Radio France
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Le docuetru Luc Duquesnel, président de la Confédération des syndicats médicaux français Luc Duquesnel (CSMF), à Paris, le 04 décembre 2013. (GARO / PHANIE)

"C'est un phénomène que l'on rencontre de plus en plus fréquemment", déplore ce dimanche sur franceinfo Luc Duquesnel, médecin généraliste en Mayenne et président de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF), après l'agression d'un de ses confrères pendant une consultation à domicile à Mulhouse. "En 2021, 1000 médecins ont déclaré avoir été agressés."

Selon lui, une part grandissante de généralistes décident aujourd'hui de cesser leur activité, ou de changer de structure pour se sentir davantage protégés. "Certains sont également contraints de s'équiper dans leur cabinet avec des bombes lacrymogènes pour se défendre en cas d'attaque. Ce n'est pas rassurant."

"J'ai reçu deux menaces de mort"

Lui-même se dit victime de ces violences : "J'ai effectué une garde pour SOS Médecins ce week-end. J'ai régulé 300 appels entre 8h et 20h : j'ai reçu deux menaces de mort. Pourtant, je n'irai pas porter plainte car je n'ai pas le temps."

Face à ce phénomène, dont il estime que "les Français sont les premières victimes car les médecins arrêtent les visites à domicile dans certains quartiers", Luc Duquesnel réclame davantage de sanctions. "J'espère qu'il y aura des poursuites à Mulhouse. Nous souhaitons que les peines soient sévères, pour jouer un rôle dissuasif."

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