Grève des éboueurs : les rues de Paris se délestent de leurs ordures
Réveillée par le bruit des bennes à ordures, cette Parisienne en avait perdu l’habitude. À sa fenêtre, mercredi 29 mars au matin, c’est le soulagement. "Tous les matins, je devais ouvrir mes volets sur les poubelles et les refermer le soir, ce qui n’est jamais très agréable. On espère que leur action n’aura pas été pour rien", explique cette habitante d’un appartement en rez-de-chaussée.
Un retour progressif à la normale ?
Trois semaines que les éboueurs n’étaient pas passés dans cette rue, obligeant les riverains à slalomer entre les poubelles. "On va pouvoir remarcher sur les trottoirs", se réjouit un riverain. Ils ont repris le travail, contraints par la levée de la grève. Mais, pour des agents de la propreté qui ont souhaité rester anonyme, la tâche s’annonce longue. Malgré les réquisitions, il restait 7 000 tonnes de déchets non ramassées dans la capitale. "On fait du cas par cas et rue par rue, on essaie de retirer un maximum", explique un éboueur. De leur côté, les syndicats espèrent une reprise rapide du mouvement.
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