Grève chez Disneyland Paris : les annonces de la direction sont de "la rigolade", estime un syndicaliste CGT

Un millier de salariés du parc Disneyland Paris étaient en grève ce mardi pour réclamer des hausses de salaire. La direction répond avoir déjà augmenté les salaires. Elle est "à côté de la plaque" pour un syndicaliste CGT.
Article rédigé par France Info
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Une nouvelle journée de grève est prévue à Disneyland Paris le 3 juin 2023. (CHRISTOPHE PETIT TESSON / EPA)

"C'est de la rigolade", déclare mardi 30 mai sur franceinfo Sylvain Cayard, syndicaliste CGT chez Disneyland Paris. Un millier de salariés (sur 17 000) étaient en grève ce mardi pour réclamer des hausses de salaire. Une autre journée de mobilisation est prévue samedi 3 juin. Vendredi 26 mai, la direction a fait plusieurs annonces, parmi lesquelles le versement d'une prime de 125 euros, ou encore la possibilité de monétiser les jours de repos. La direction a également affirmé que des hausses de salaire (9 % selon elle) avaient déjà eu lieu.

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En réponse à cela, Sylvain Cayard réplique que "personne n'a vu cette hausse de 9 %". Concernant les autres annonces, il affirme que "c'est de l'argent qu'on devait déjà nous donner mais qu'on nous donne un peu plus tôt. C'est de l'argent que de toute façon on aurait touché". Au sujet de la prime de 125 euros, le syndicaliste n'est pas satisfait parce qu'elle sera "versée une fois" et elle "n'a rien à voir avec ce qu'on subit au niveau de l'inflation". Pour Sylvain Cayard, la direction est donc "à côté de la plaque". Les annonces ont même pour effet d'''énerver les gens" puisque, assure-t-il, "depuis la semaine dernière et les annonces de vendredi, on est deux fois plus nombreux à se mobiliser".

Questionné sur le dialogue social, le syndicaliste le qualifie d'"inexistant" et estime qu'"il va falloir le créer avec le rapport de force". Il ajoute que "la grève risque donc de continuer".Concernant les revendications, les salariés grévistes souhaitent une hausse de "200 euros nets pour tous", les "dimanches payés double", ou encore le doublement des "indemnités kilométriques" et qu'elles soient "versées tous les jours". "Ça fait des années que les augmentations de salaire sont en dessous de l'inflation", conclut-il.

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