Urgences : les syndicats jugent les mesures d'Agnès Buzyn insuffisantes

Jeudi 6 juin, face à la grogne des urgentistes, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a annoncé de nouvelles mesures.

FRANCE 2

Cinq mesures ont été annoncées pour mettre fin à la colère des urgentistes. Jeudi 6 juin, lors d'un congrès tenu à Paris, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a annoncé des financements en cas de situations exceptionnelles, une homogénéisation de la prime de risque et une prime de coopération pour le personnel paramédical. "Je suis aussi venue rassurer l'ensemble des personnels des services d'urgence sur le fait que j'entendais à la fois leur détresse et leur découragement, voire leur colère", a souligné la ministre.

Les grévistes demandent 300 € en plus tous les mois

Selon les syndicats, ces mesures concernent très peu de soignants et représentent quelques dizaines d'euros par mois. "C'est des mesures qui sont tout à fait inappropriées. Ce qu'on demande, c'est clair : 300 € en plus sur le salaire", lance Inès gay, infirmière. Après trois mois de grèves et de mobilisations, le conflit semble s'enliser.

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Une pancarte indiquant \"urgences en grève\", le 3 mai 2019, au service des urgences du CHU de Nantes.
Une pancarte indiquant "urgences en grève", le 3 mai 2019, au service des urgences du CHU de Nantes. (J?R?MIE LUSSEAU / HANS LUCAS / AFP)