Urgences : les infirmiers laissent exploser leur colère

Mobilisés depuis près de trois mois, les urgentistes ont manifesté jeudi 6 juin à Paris pour leur D-Day, renommé "Desolation Day", à l'image de leurs conditions de travail. La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a promis une stratégie d'ensemble, sans réussir à convaincre.

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Elles ont parcouru 650 km. Dix infirmières débarquent à Paris du TGV en provenance de Valence (Drôme). Des revendications, elles en ont plein le dos, et elles ne sont pas les seules. Mélanie et ses collègues sont entrées dans le mouvement en mars, avec une chanson et un clip visionné plus de 8 millions de fois sur internet. Elles y dénoncent leurs conditions de travail au centre hospitalier de Valence. Selon les infirmières, les conditions d'accueil des patients sont mauvaises dans leur service, et il manquerait neuf postes de médecin urgentiste.

Des embauches et des primes attendues

Comme leurs collègues des autres services d'urgence, dans la rue jeudi 6 juin, les infirmières de Valence espéraient une prime de 300 € mensuels et des postes supplémentaires. À cela, la ministre de la Santé a répondu par des annonces, jugées insuffisantes. Les infirmières se sont faits entendre, mais certaines seront à leur poste dès jeudi soir. Les urgences n'attendent pas.

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Un employé des urgences en grève, le 9 mai 2019 à Paris.
Un employé des urgences en grève, le 9 mai 2019 à Paris. (MATHIAS ZWICK / HANS LUCAS / AFP)