Le président de la région Grand-Est, Jean Rottner, en renfort aux urgences de Mulhouse

Jean Rottner compte donner un coup de main aux services des urgences de Mulhouse (Haut-Rhin) "au maximum jusqu'à la fin de l'année".

Jean Rottner quitte l\'Elysée, le 26 février 2019, à Paris.
Jean Rottner quitte l'Elysée, le 26 février 2019, à Paris. (LUDOVIC MARIN / AFP)

Un renfort de poids. L'actuel président (LR) de la région Grand-Est, Jean Rottner, va renfiler sa blouse de médecin urgentiste à partir d'octobre pour donner un coup de main aux services des urgences de Mulhouse (Haut-Rhin) en grave manque d'effectifs, a indiqué samedi 21 septembre le Groupement hospitalier régional Mulhouse Sud-Alsace (GHRMSA).

"A partir du mois d'octobre, le Dr Jean Rottner réintégrera à temps partiel le service d'accueil des urgences du GHRMSA comme médecin urgentiste", indique le groupement hospitalier dans un communiqué. "Je viens donner un coup de main à une équipe qui en a besoin", a confirmé à l'AFP l'intéressé, qui compte "aménager [ses] horaires personnels (...) pour aller travailler de manière partielle" à l'hôpital.

En grève depuis des mois

A la tête de la région Grand-Est depuis octobre 2017, Jean Rottner était auparavant chef de service et directeur de pôle à l'hôpital Emile-Muller jusqu'en 2010, année où il est devenu maire de Mulhouse. Il est toujours président du conseil de surveillance du GHRMSA, en tant que représentant de la mairie de Mulhouse, indique le site de l'établissement.

Les urgences de l'hôpital de Mulhouse, en grève depuis des mois comme des centaines de services d'urgence en France, font face à de nombreux départs de médecins épuisés par les conditions de travail. A partir d'octobre, à peine huit médecins devront faire fonctionner un service qui comptait encore 24 urgentistes en début d'année. Selon le journal L'Alsace, l'éventualité d'une "fermeture temporaire" des urgences de Mulhouse, faute d'effectifs, serait "désormais évoquée comme possible en interne".

"Quand on est médecin – et je suis resté médecin –, on se pose la question de savoir ce qu'on peut faire de plus et il y a la solution d'aller sur le terrain donner un coup de main à une équipe qui est forte et essaie de s'en sortir", a expliqué Jean Rottner. Pour le président de la région Grand-Est, "la première urgence est de redonner confiance" à l'équipe restante, en "assurant une transition nécessaire" en attendant l'arrivée d'un chef de service permanent. Jean Rottner a précisé envisager de reprendre son activité de médecin urgentiste "au maximum jusqu'à la fin de l'année".