Grève des internes : "Tout le travail administratif et de brancardage retombe sur les internes"

Nicolas Romain-Scelle, vice-président de l'intersyndicale nationale des internes, appelle mardi sur franceinfo à investir dans les personnels et les bâtiments pour favoriser la prise en charge des patients.

Une manifestation d\'internes à Lyon, le 5 octobre 2007.
Une manifestation d'internes à Lyon, le 5 octobre 2007. (JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP)

"La réforme de l'hôpital met beaucoup d'internes dans l'inquiétude", a estimé mardi 10 décembre sur franceinfo Nicolas Romain-Scelle, vice-président de l'intersyndicale nationale des internes. Le syndicat appelle les 27 000 internes de France à une grève illimitée à partir de mardi, alors qu'une nouvelle manifestation nationale pour la défense de l'hôpital est prévue le 17 décembre prochain. Ils étaient 60% à avoir cesser le travail mardi midi, selon les premières estimations.

Les internes dénoncent la dégradation des soins et réclament un meilleur statut, mais aussi plus de personnel. "Il faut investir dans les personnels et les bâtiments pour favoriser la prise en charge de nos patients", affirme Nicolas Romain-Scelle.

Il n'y a pas assez de personnel pour faire tout le travail administratif et de brancardage, et c'est un travail qui retombe sur les internes, qui font, de facto, tourner les services, en plus de leur rôle de médecin.Nicolas Romain-Scelleà franceinfo

Concernant les indemnités logements : "Il faut qu'elles soient relavorisées. Aujourd'hui, on est censé se loger avec 50 à 60 euros par mois dans des grands centres urbains", souligne Nicolas Romain-Scelle. l'Insi demande aussi la revalorisation heures de garde, un investissement public dans les formations théoriques et le maintien de l'accès au remplacement. "Aujourd'hui, les internes remplacement les médecins libéraux, poursuit-il. Ce remplacement va être retardé dans le temps, ce qui va priver les internes d'un accès à un remplacement précoce et les médecins libéraux de la possibilité de se mettre en arrêt maladie ou de prendre des congés".