Aéroports : quatre cents policiers et gendarmes prêts à intervenir

Le bras de fer se poursuit entre le gouvernement et les agents de sécurité qui ont reconduit pour demain la grève qui perturbe depuis cinq jours certains des aéroports les plus actifs de France au moment des vacances de fin d'année. Le gouvernement s'est déclaré prêt à faire intervenir 400 policiers et gendarmes pour les substituer aux grévistes.

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"Demain, si les choses ne s'améliorent pas dans la journée,il y aura la police aux frontières, la gendarmerie des transports aériens, en tant que besoin renforcés par la CRS et les gendarmes mobiles, qui seront là pour suppléer ", a dit sur France Info Nathalie Koscusko-Morizet.
"Le gouvernement ne laissera pas les Français être pris en otage à l'occasion des fêtes de Noë l", avait auparavant déclaré la ministre de l'Ecologie, en charge des transports, devant les députés.

Le syndicat de police Alliance s'est déclaré opposé au recours aux forces de police "dont les missions premières sont de répondre aux problèmes posés par les troubles à l'ordre public et d'assurer la paix et la tranquillité publiques."

Nouvelles négociations demain

Dans les aéroports de Lyon-Saint-Exupéry et au terminal 2 de Paris-Charles-de-Gaulle, où la grève est la plus suivie, la situation était aujourd’hui en amélioration sensible grâce à la mobilisation de personnels complémentaires.
A Lyon, aucune annulation de vols n'a été enregistrée aujourd’hui et tous les vols devraient à nouveau être opérés demain, malgré la reconduction de la grève des agents de sûreté.
A Roissy, les principaux retards restaient concentrés au terminal 2 avec un temps d'attente moyen de 15 minutes, voire 60 sur certains postes de contrôle, selon Aéroports de Paris. Mais les vols au départ connaissent des retards moyens de 45 minutes.

La situation s'est également améliorée à l'aéroport de Toulouse-Blagnac où le retard moyen des vols est tombé à 9 minutes, contre 12 hier, selon la direction.

Les syndicats avaient prévu une extension du mouvement aux aéroports de Nice et de Mulhouse, mais aucune perturbation n'était signalée dans la matinée dans ces deux villes. Selon eux, Nice a cependant voté la grève pour demain.

Les premières discussions avec les médiateurs nommés par le gouvernement n'ont rien donné aujourd’hui. De nouvelles réunions sont prévues demain.