"Panama papers" : le cabinet Mossack Fonseca cesse ses activités

Les documents de ce cabinet panaméen étaient au cœur de ce scandale sur les pratiques de la finance offshore.

Une plaque de la succursale suisse du cabinet Mossack Fonseca, le 16 juin 2016 à Genève (Suisse).
Une plaque de la succursale suisse du cabinet Mossack Fonseca, le 16 juin 2016 à Genève (Suisse). (FABRICE COFFRINI / AFP)

Ils mettent la clé sous la porte. Le cabinet d'avocats Mossack Fonseca, à l'origine du scandale des "Panama papers", a annoncé mercredi 14 mars la cessation de ses activités. "La détérioration de (notre) réputation, la campagne médiatique, la pression financière et les agissements irréguliers de certaines autorités panaméennes ont provoqué des dommages irréparables, dont la conséquence obligée est la cessation totale des opérations (...) à la fin de ce mois", indique un communiqué du cabinet.

Seul "un groupe réduit de collaborateurs continuera de s'occuper des demandes et des consultations des autorités, ainsi que d'autres entités publiques et privées", précise le cabinet. Le scandale des "Panama papers" avait éclaté le 3 avril 2016 avec la fuite de 11,5 millions d'archives digitales du cabinet Mossack Fonseca, des documents sensibles analysés par le Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ) qui ont provoqué une onde de choc mondiale, entraînant notamment la démission du Premier ministre islandais, Sigmundur David Gunnlaugsson.

Selon l'exploitation par plusieurs médias des Panama Papers, ceux-ci ont permis la mise au jour d'un vaste système d'évasion fiscale transitant par des sociétés-écrans, dans lequel plusieurs centaines de banques ont aidé leurs clients. Au moins 150 enquêtes ont été ouvertes dans 79 pays pour enquêter sur de possibles situations d'évasion fiscale ou de blanchiment d'argent, selon le Centre américain d'intégrité publique. En France, la justice s'est intéressée à 26 dossiers liés à ces révélations.