Frais bancaires : les clients fragiles beaucoup plus pénalisés

Selon le magazine "60 Millions de consommateurs", les banques abuseraient des clients en difficulté. Les explications de France 2.

Quand il s'agit de facturer des frais à leurs clients déjà fragilisés, les banques peuvent rivaliser d'imagination. Frais de chèque sans provision, rejet de prélèvement, agios, commission d'intervention, ou encore lettre d'avertissement pour compte débiteur. Une enquête de l'Union nationale des associations familiales et de "60 Millions de consommateurs" s'est penchée sur ce que les banques appellent les frais d'incidents. Ils coûtent en moyenne 34 euros par an pour un client lambda, mais 296 euros pour un client en difficulté.

Deux types de profils

Les victimes sont de deux profils différents. "Des publics qui ont des difficultés financières structurelles : les allocataires de minimas sociaux typiquement, et aussi des publics qui ont suite à des accidents de la vie, des problèmes de budget, et là c'est beaucoup plus large, plutôt des classes moyennes : cadres, intérimaires, fonctionnaires, ou retraités, qui vont aussi avoir ce genre de problèmes", explique Fabien Tocqué, porte-parole de l'Unaf.

Ces frais d'incidents rapportent aux banques 6,5 milliards d'euros de chiffre d'affaires par an et près de 5 milliards d'euros de bénéfices.

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Photo d\'illustration d\'une banque BNP Paribas. 
Photo d'illustration d'une banque BNP Paribas.  (ERIC PIERMONT / AFP)