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Forte hausse du nombre de chômeurs de longue durée

La crise a entraîné une forte hausse du nombre de chômeurs de longue durée selon l'Insee qui dresse le "portrait social" de la France. Autre constat : les salaires progressent moins vite.
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Radio France
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 (Le nombre de chômeurs de longue durée a fortement augmenté en raison de la crise  © MAXPPP)

Le nombre de chômeurs de longue durée a fortement augmenté en cinq ans selon l'Insee qui publie son rapport "France, portrait social". Ainsi, selon l'organisme il y avait 1,1 million de chômeurs longue durée,  430.000 qu'en 2008, soit au début de cette crise.

Par ailleurs, fin 2012, 4 millions et demi de personnes vivaient avec le RSA  ou avec l'ASS,  l'allocation de solidarité spécifique, attribuée à certains chômeurs en fin de droit. La hausse est importante. Un quart en à peine quatre ans. Et elle s'accompagne des conditions de vie de plus en plus difficiles...

Ainsi les deux tiers de ceux qui touchent le RSA vivent aujourd'hui sous le seuil de pauvreté. C'est quatre fois plus que la moyenne de la population. Avec la crise, ils doivent se priver d'avantage : parmi les allocataires du RSA,  un sur quatre dit avoir restreint son alimentation et un sur dix dit avoir renoncé à se soigner. C'est deux fois plus qu'en 2006, avant la crise. Quant aux difficultés de logement, elles persistent : 20 à 25% des bénéficiaires de minima sociaux n'ont pas de logement autonome. 

Les salaires progressent moins vite

Mais cette crise se ressent aussi sur les salaires qui progressent moins vite depuis 2007 et ont même baissé pour les plus modestes, selon les statistiques de l'Insee.

 

Ainsi, en 2012, un salarié a gagné en moyenne 20.100 euros par an. C'est  plus de 1.600 euros net par mois.  Un revenu en faible hausse : 0.2% par an seulement depuis 2007. C'est donc trois fois moins qu'avant la crise. Pour les plus modestes l'impact est même plus fort puisqu'ils gagnent de moins en moins. Leur revenu a baissé de 0.2% par an en moyenne depuis 2007. Du coup, les inégalités se creusent à nouveau entre les plus pauvres et les salariés un peu plus aisés.

 

En revanche, la crise a eu un effet sur les très hauts salaires qui progressent beaucoup  moins vite qu'avant 2007 et qui reculent même pour certains. Le niveau de vie des plus riches s'est même un peu réduit l'an dernier. Cela est dû aux hausses d'impôts. Ce sont en-effet les 10% de ménages les plus aisés qui ont contribué le plus : 800 euros d'impôts sur le revenu supplémentaire en moyenne. Ce qui, selon l'Insee, a réduit légèrement les inégalités de niveau de vie en France.

 

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