Facebook entre en Bourse : faut-il acheter des actions ?

FTVi explique les enjeux de cette introduction, à l'échelle du petit actionnaire que vous êtes (ou pas).

Le logo Facebook dans un centre commercial de Bangkok (Thaïlande), le 15 mai 2012.
Le logo Facebook dans un centre commercial de Bangkok (Thaïlande), le 15 mai 2012. (PORNCHAI KITTIWONGSAKUL / AFP)

C'était l'entrée en Bourse la plus attendue de l'année. Vendredi 18 mai à 15h30 (heure française), Facebook a mis en vente plus de 421 millions d'actions, cotées à 38 dollars (29,90 euros) au Nasdaq. Pour cette introduction, la plus importante jamais vue dans le secteur des nouvelles technologies, Facebook a lèvé 16 milliards de dollars (12,6 milliards d'euros). FTVi en explique les enjeux, à votre échelle, celle du petit actionnaire que vous êtes (ou pas).

• Des actions chères

Facebook a augmenté, mercredi, le prix de ses actions (initialement fixées entre 28 et 35 dollars) et le nombre de titres mis sur le marché. Cette décision a été prise en raison de "la très forte demande des investisseurs", selon l'analyste Lou Kerner, fondateur du fonds Social Internet Fund. Peu après son introduction, l'action Facebook a bondi de 12% à 42,55 dollars pour ses premiers échanges à Wall Street.

Le marché est prêt à surpayer les actions Facebook car l'entreprise, qui dégage des bénéfices depuis plus de trois ans et frôle le milliard d'utilisateurs, a déjà fait ses preuves. L'opération valorise donc la société à 104 milliards de dollars minimum (82 milliards d'euros). Beaucoup mieux que Google, qui pesait 23 milliards de dollars lors de son introduction en Bourse en 2004, et qui atteint 200 milliards aujourd'hui. 

• Qui peut acheter des actions "FB" ?

Les Echos expliquent que "pour un investisseur particulier basé en France, il risque d'être très difficile de participer à cette opération" lors de l'entrée en Bourse. "Les investisseurs institutionnels, les épargnants les plus aisés, les compagnies d'assurances et les divers fonds seront favorisés", rapporte La Tribune. Le journal économique souligne qu'il faut disposer d'au moins 250 000 dollars (196 000 euros) sur son compte pour espérer acheter des titres du réseau social.

Toutefois, Les Echos notent qu'"il n'y aura aucun problème pour accéder aux titres Facebook une fois qu'il aura été introduit et s'échangera au quotidien sur le marché, comme n'importe quelle autre action de société cotée".

• Investir dans Facebook, cela vaut-il le coup ?

A court terme, c'est un bon investissement. La valeur de l'action va certainement augmenter dans les prochains mois. Par ailleurs, la marge de progression du chiffre d'affaires de Facebook est immense. L'entreprise de Mark Zuckerberg présente la particularité de tirer 85% de ses recettes de la publicité. Or, sur les 600 milliards de dollars dépensés chaque année en pub sur internet, seuls 5% sont facturés par le réseau social. Un taux extrêmement faible, car au moins une minute sur sept passée sur Internet se fait sur Facebook.  

A long terme, pourtant, Facebook pourrait ne pas être un excellent investissement. Car la santé de l'entreprise inquiète. La croissance du réseau social ralentit et il montre des difficultés à générer des profits : au premier trimestre, il a vu son bénéfice baisser de 10%. Le 16 mai, General Motors, troisième annonceur américain, a fait un tollé en annonçant qu'il arrêtait toute publicité sur le réseau social, estimant que les publicités y avaient un impact limité sur les consommateurs.