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Suicides à France Télécom : la police perquisitionne le siège parisien

Une plainte avait été déposée par le syndicat Sud-PTT après que 35 salariés du groupe se sont donné la mort entre 2008 et 2009.

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France Télévisions
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Des salariés de France Télécom manifestent le 22 mars 2012 à Strasbourg (Bas-Rhin) après le suicide d'un collègue, le 8 mars. (CITIZENSIDE / ARNAUD HEMBERT)

Des perquisitions sont en cours, mardi 3 avril, au siège parisien de France Télécom-Orange. Elles font suite à la plainte contre X déposée fin 2009 par le syndicat SUD-PTT après une vague de suicides dans l'entreprise.

Entre 2008 et 2009, 35 salariés de France Télécom-Orange se sont donné la mort. Début 2010, l'inspection du travail se penche sur 14 cas de "suicides, tentatives de suicides et de dépression pathologique". Selon son rapport (PDF)ces suicides sont liés à la politique globale à l'égard du personnel et susceptibles d'une qualification pénale. En avril 2010, une information judiciaire contre X pour "harcèlement moral" est donc ouverte au tribunal de grande instance de Paris. La CFDT, la CFE-CGC/Unsa, la CFTC, la CGT, et FO se constituent partie civile.

Les syndicats dénoncent des "méthodes patronales brutales"

Les syndicats Sud et CFE-CGC/Unsa se sont félicité de cette nouvelle étape dans l'enquête. "Cette accélération de l'instruction est pour nous positive, surtout si elle conduit à un procès qui, nous l'espérons, condamnera les méthodes patronales brutales et une organisation du travail pathogène", a réagi SUD dans un communiqué. 

"Il y une page noire de l'histoire de France Télécom que tout le monde cherche à tourner, mais que personne ne veut qu'on oublie. La justice doit donc faire son œuvre et trancher", a déclaré pour sa part Sébastien Crozier, président du CFE-CGC/Unsa.

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