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Securitas songe à reprendre Neo Sécurité

Le groupe suédois s'est engagé, avec d'autres entreprises du secteur, à "examiner dès les prochains jours une offre de reprise" de Neo Sécurité, dont les 5 000 salariés sont menacés de licenciement.

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France Télévisions
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A l'aéroport de Roissy (Val-d'Oise), le 20 avril 2006. Neo Sécurité est spécialisé entre autres dans la sûreté aéroportuaire. (JACK GUEZ / AFP)

Le groupe suédois Securitas, numéro un européen des services de sécurité, s'est engagé, avec d'autres entreprises du secteur, à "examiner dès les prochains jours une offre de reprise" de Neo Sécurité. L'annonce a été faite jeudi 26 avril par le cabinet du ministre de l'Industrie, Eric Besson.

Dans un communiqué, le directeur de cabinet du ministre annonce s'être entretenu avec "les présidents de plusieurs entreprises intéressées par la reprise" de la société de gardiennage, qui emploie 5 000 personnes. "Des entreprises d'autres secteurs d'activité, ainsi que des fonds d'investissement, ont également présenté des marques d'intérêt", ajoute-t-il, la procédure de reprise restant "ouverte à tout candidat intéressé".

Un prêt relais de 15 millions d'euros

Mardi 24 avril, Neo Sécurité s'est déclaré en cessation de paiement auprès du tribunal de commerce de Paris. Confrontée à des difficultés financières, l'entreprise demande à l'Etat un prêt relais de 15 millions d'euros. Le président de la société, Jean-Michel Houry, a également demandé à bénéficier de la suspension provisoire de sa dette fiscale et sociale (40 millions d'euros).

"L'Etat mettra tout en œuvre pour assurer la pérennité des emplois et des activités de l'entreprise" spécialisée dans la sécurité des sites sensibles, a assuré jeudi l'Elysée dans un communiqué publié au lendemain d'une rencontre entre les syndicats de Neo Sécurité et le secrétaire général de l'Elysée, Xavier Musca.

Le texte précise que l'Etat serait notamment prêt à "mobiliser les structures d'appui au financement en fonds propres des entreprises". En contrepartie, l'Elysée réclame un "plan d'amélioration de la gestion" de la société, qualifiée de douteuse par les syndicats.

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