Le FBI met le doigt sur le côté obscur de Steve Jobs

L'agence américaine a publié une enquête menée pendant 20 ans sur le fondateur d'Apple et réalisée à partir de dizaines d'entretiens avec des proches du businessman décédé en octobre. 

Le fondateur d\'Apple, Steve Jobs, lors d\'une présentation le 8 avril 2010 à Cupertino. 
Le fondateur d'Apple, Steve Jobs, lors d'une présentation le 8 avril 2010 à Cupertino.  (JUSTIN SULLIVAN / GETTY IMAGES / AFP)

Le FBI ne ménage pas Steve Jobs. L'agence américaine a publié jeudi 9 février les 191 pages d'une enquête pas toujours flatteuse sur le co-fondateur d'Apple décédé en octobre, des suites d'un cancer du pancréas. 

L'enquête avait été ouverte en 1991. A l'époque, Steve Jobs était candidat pour siéger au Conseil présidentiel pour la promotion des exportations américaines, sous la présidence de George Bush père.

Le côté obscur de la force Jobs

L'enquête révèle notamment que le légendaire patron du groupe californien avait été la cible d'une alerte à la bombe en 1985, qu'il avait consommé de la Marijuana, du haschish et du LSD dans sa jeunesse et qu'il négligeait sa fille ainée, née hors mariage d'une amourette avec une petite amie du lycée.

Par ailleurs, les éléments dévoilés font état d'une personnalité ambigue. C'était "un individu trompeur qui n'était ni complètement franc, ni complètement honnête", affirme l'une des personnes interrogées par le FBI, essentiellement des amis, collègues et proches de Steve Jobs. "Il  travestirait la vérité et déformerait la réalité pour parvenir à ses fins", l'accusait-il.

Le côté "brillant" du dirigeant intègre

Toutefois, l'enquête conclut que c'était un dirigeant "brillant". D'ailleurs, la plupart des personnes interrogées n'auraient pas hésiter à le "recommander pour occuper un poste de confiance et de responsabilité". Et puisque que c'était lui, le patron, les entretiens avec ses proches et collaborateurs font état de son "grand sens moral" et de son "intégrité."  Une autre personne le décrit par ailleurs comme quelqu'un d'"extrêmement intelligent, un vrai dirigeant qui a fait la différence dans l'industrie informatique".

Quant à la fille jadis ignorée, le rapport souligne qu'il avait tout de même fini par lui venir en aide plus "récemment".