La Société générale envisage de fermer près de 20% de ses agences d'ici à 2020

L'information, révélée par "Les Echos", a été confirmée par plusieurs sources syndicales lundi, mais la banque se refuse à "confirmer des chiffres précis de fermetures d'agences à ce stade".

Le siège de la Société générale, dans le quartier de la Défense, près de Paris, le 7 juillet 2015.
Le siège de la Société générale, dans le quartier de la Défense, près de Paris, le 7 juillet 2015. ( MAXPPP)

Le plan est "drastique", selon les syndicats. La Société générale envisage de fermer 400 agences d'ici à 2020, soit quasiment 20% de son réseau, rapporte Les Echos, lundi 28 septembre.

L'information a été confirmée par plusieurs sources syndicales à l'AFP, mais "officiellement, la décision n'est pas prise", précise le quotidien économique. La banque se refuse à "confirmer des chiffres précis de fermetures d'agences à ce stade" : il faudra attendre la fin de l'année pour qu'elle dévoile son dispositif d'agences à l'horizon 2020.

La banque veut "optimiser le maillage" de son réseau

Toutefois environ 40 fermetures sont prévues en 2015. "Nous avons déjà commencé progressivement à optimiser le maillage de notre réseau d'agences avec quelques dizaines de fermetures d'agences par an, explique le groupe. La poursuite de la concentration du maillage est prévue essentiellement en milieu urbain et avec une taille moyenne d'agence qui sera plus grande."

Selon la Société générale, il s'agit de s'adapter aux évolutions de comportements de sa clientèle qui se tourne de plus en plus vers le web. D'après le groupe, la part de ses clients en banque de détail en France se rendant au moins une fois par mois dans une agence est ainsi passée de 57% en 2007 à 42% en 2015. 

Des milliers de postes concernés ?

Ce projet s'ajoute aux 420 suppressions de postes d'ici à 2017 déjà annoncées. Il s'agit d'un plan "scandaleux et profondément choquant car rien ne justifie ces fermetures d'agences", dénonce Sébastien Busiris, de la fédération FO-banques. Aucun détail n'a été donné mais, selon le syndicat, plusieurs milliers de postes sont concernés par cette réorganisation.