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Graincourt. Le dernier repreneur de l'usine Doux jette l'éponge

Le groupe ukrainien MHP a finalement refusé de reprendre le site et ses 254 employés désormais menacés par le chômage

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France Télévisions
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L'enseigne de l'usine Doux de Graincourt-lès-Havrincourt (Pas-de-Calais), menacée de liquidation judiciaire, le 27 août 2012. (FRANCOIS LO PRESTI / AFP)

ECONOMIE - Il a finalement dit non. Le dernier repreneur potentiel de l'usine Doux de Graincourt (Pas-de-Calais), le groupe ukrainien MHP, a fait savoir lundi qu'il n'était pas intéressé par le site. Selon Fabrice Anot, délégué CGT, la "vétusté assez prononcée" de l'usine a été évoquée pour expliquer cette décision du représentant du groupe ukrainien qui s'était rendu vendredi sur les lieux. "On peut se considérer comme chômeurs" a ajouté Fabrice Anot.

La liquidation judiciaire de l'usine est prévue pour le 10 septembre. La fermeture du site signifie le chômage pour ses 254 employés. La majorité des salariés ont prévu de se rendre au tribunal de commerce de Quimper mercredi pour l'examen des offres de reprise partielles d'autres sites du groupe Doux, en redressement judiciaire. Le site de Graincourt fait partie du pôle frais de Doux, placé en liquidation judiciaire le 1er août dernier avec poursuite d'activité jusqu'au 10 septembre. Mais cette usine n'a pas été incluse dans le plan de restructuration du groupe volailler breton.

Le maire d'Offin, commune voisine de Graincourt, pointe du doigt la responsabilité du groupe et de l'administrateur en charge du dossier, qui n'ont pas été en mesure "de fournir de comptabilité analytique permettant d'y voir clair dans les comptes de résultat du site de Graincourt" et d'attirer un repreneur potentiel. Un délégué CGT évoque de son côté de "faux bilans comptables" fournis par la direction du groupe.

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