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Deux usines de frites McCain en grève dans le nord de la France

L'usine d'Harnes, dans le Pas-de-Calais, s'est mise en grève dimanche soir alors que celle de Matougues, dans la Marne, est toujours partiellement paralysée.

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France Télévisions
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L'usine de frites surgelées McCain à Harnes (Pas-de(Calais), le 4 décembre 2011. (DELPHINE PINEAU / LA VOIX DU NORD / MAXPPP)

Deux des trois usines que possède le groupe McCain en France sont désormais en grève : l'usine de frites surgelées d'Harnes, dans le Pas-de-Calais, comptait au moins deux tiers de grévistes dimanche 4 décembre au soir à l'appel de la CGT, tandis que l'usine géante du groupe dans la Marne est toujours en grève. 

L'usine d'Harnes, près de Lens, est la deuxième plus grosse unité de McCain en France et produit 700 tonnes de frites surgelées par jour. Le site, qui abrite aussi le siège de l'entreprise d'agro-alimentaire en France, emploie 500 personnes, dont la moitié environ travaille à la production. Les ouvriers de l'usine de Matougues, dans la Marne, la plus grande du groupe canadien en Europe, se sont mis en grève une semaine auparavant. Dans les deux unités, les grévistes réclament une augmentation de 10 % des salaires, "qui soit en phase avec l'augmentation réelle du coût de la vie", explique la CGT.

La production maintenue

La direction de McCain alimentaire juge "irréalistes" les demandes de la CGT "dans le contexte économique actuel". Comme à Matougues, elle propose aux employés de Harnes une anticipation de la négociation sur les salaires de 2013, ainsi qu'un plan de formation leur permettant d'être plus polyvalents, et donc d'améliorer, selon elle, leurs conditions de travail.

Dimanche soir, de nouvelles négociations ont échoué. Les grévistes ont maintenu leurs revendications. "Il n'y a pas de solution de sortie de conflit pour l'instant", a indiqué Philippe Bluszcz, directeur des ressources humaines de McCain France. L'usine de Matougues a pu fonctionner partiellement vendredi grâce à 50 salariés non grévistes.

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