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La SNCM envisage de supprimer près d'un emploi sur deux

Les syndicats de la compagnie maritime ont dénoncé, mardi, un nouveau "coup de force" de l'actionnaire majoritaire, Transdev, qui est favorable à un redressement judiciaire de l'entreprise.

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Le navire "Pascal Paoli" de la SNCM quitte le port de Marseille (Bouches-du-Rhône), le 10 juillet 2014. ( PHILIPPE LAURENSON / REUTERS )

La SNCM va-t-elle réduire la voilure ? La direction de la SNCM a présenté, mardi 7 octobre, en réunion de médiation, un schéma d'exploitation au périmètre restreint et un volet social prévoyant 750 à 1 000 suppressions d'emplois sur les 2 000 que compte la compagnie maritime.

Les syndicats ont dénoncé un nouveau "coup de force" de l'actionnaire majoritaire, Transdev, qui est favorable à un redressement judiciaire de l'entreprise, qu'il juge "indispensable" pour sauver la compagnie, en grande difficulté. La SNCM assure notamment des liaisons entre la Corse et le continent, ainsi que vers l'Algérie et la Tunisie.

Menaces de cessation de paiement

Transdev a menacé de faire jouer une clause de remboursement anticipé d'avances sur trésorerie, pour accélérer une cessation de paiement de l'entreprise et demander son placement sous la protection du tribunal de commerce de Marseille, selon une source syndicale.

La réunion entre partenaires sociaux, représentants de l'Etat et actionnaires de la compagnie, autour du médiateur nommé par le ministère des Transports, Gilles Bélier, a duré près de six heures. Une nouvelle réunion est programmée pour le 28 octobre.

La Société nationale Corse Méditerranée est détenue à 66% par Transdev, coentreprise détenue à parité par Veolia et la Caisse des dépôts, à 25% par l'Etat et à 9% par ses salariés. En juin et en juillet, une grève de dix-sept jours avait paralysé la compagnie, déjà en grande difficulté.  

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