Bridgestone : cinq mois après l'annonce de la fermeture, le plan de sauvegarde de l'emploi est signé

Mardi, la direction a annoncé que plusieurs sociétés ont manifesté leur intérêt pour la création d'un "parc industriel multi-activités", représentant "un potentiel de 335 à 485 emplois" sur les 863 supprimés. 

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Sur le site de Bridgeston, à Béthune (Nord), le 30 novembre 2021.  (MAXPPP)

Cinq mois après le choc de l'annonce de la fermeture de l'usine Bridgestone de Béthune employant 863 personnes, syndicats et direction ont signé vendredi 12 février le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE), prévoyant l'accompagnement des salariés, alors qu'aucun projet de reprise totale du site ne semble émerger.

Selon la direction, un "accord unanime" a été trouvé sur les mesures sociales d'accompagnement des salariés de l'unique usine française du géant japonais du pneumatique, implantée depuis 60 ans dans cette ville de l'ancien bassin minier.

"Accompagner les projets de reconversion"

"Les mesures définies permettront de répondre au maximum de situations individuelles et d'accompagner les projets de reconversion" s'est félicité, selon un communiqué de la direction, le président de Bridgestone France Philippe Brunage. L'avocat de l'intersyndicale a indiqué de son côté à l'AFP en milieu de soirée que la signature était "en cours".

Après une dernière réunion du Conseil économique et social (CSE) le 26 février, le plan sera transmis pour homologation à la Direccte (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi).

Mi-septembre, l'annonce brutale de la fermeture du site avait assommé les 863 salariés et suscité un branle-bas de combat politique, dans une région déjà éprouvée par la fermeture de deux autres sites de fabrication de pneus: Continental dans l'Oise (683 salariés en 2010) et Goodyear à Amiens-Nord (1 143 salariés en 2014).

 Une reprise totale de l'usine de Béthune "peu probable"

Projetant la "cessation totale d'activité" à l'horizon du "deuxième trimestre 2021", Bridgestone avait invoqué des "problèmes de marché structurels", une surcapacité de production en Europe et la concurrence des marques asiatiques à bas coûts, s'engageant à chercher un repreneur pour le site.

Mardi, la direction a annoncé que si la reprise totale de l'usine de Béthune était "peu probable", plusieurs sociétés avaient manifesté leur intérêt pour la création d'un "parc industriel multi-activités", représentant "un potentiel de 335 à 485 emplois"

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