Vendredi noir en Bourse pour EDF, après une série de mauvaises nouvelles

Le groupe a perdu plus de 16% de sa valeur à l'ouverture.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Le logo d'EDF à l'entrée de la centrale nucléaire de Fessenheim, dans le Haut-Rhin, le 21 juin 2021. (SEBASTIEN BOZON / AFP)

C'est la dégringolade. L'action EDF a chuté de plus de 20% à la Bourse de Paris, vendredi 14 janvier dans la matinée, après que le groupe a revu à la baisse ses prévisions de production électrique et ses résultats financiers pour l'année. Vers 11h15, le titre perdait 16,08%, à 8,69 euros, dans un marché en baisse de 0,70%.

Afin de limiter la hausse des prix de l'électricité, le gouvernement français a demandé jeudi à EDF d'augmenter de 20% le volume d'électricité nucléaire vendu à prix réduit à ses concurrents cette année. Cela signifie que le groupe va être forcé de vendre à un prix réduit jusqu'à -40% de sa production électrique en 2022, au lieu de vendre aux prix forts du marché. Une décision qui va lui faire perdre des milliards d'euros.

La production nucléaire revue à la baisse

En termes financiers, le groupe a annoncé jeudi soir que "dans l'état actuel des informations" dont il dispose, l'impact de cette mesure sur son excédent brut d'exploitation pour 2022 serait d'"environ 8,4 milliards d'euros sur la base des prix de marché au 31 décembre 2021 et à environ 7,7 milliards d'euros sur la base des prix de marché au 12 janvier 2022".

Ces chiffres "peuvent faire peur aux investisseurs", estiment les analystes d'Alphavalue dans une note publiée vendredi. Mais "la vraie mauvaise nouvelle" concerne la "révision à la baisse de la production" nucléaire pour 2022, à 300/330 TWh contre 330/360 TWh précédemment, en raison du prolongement de la durée d'arrêt de cinq réacteurs du parc nucléaire français d'EDF, précisent-ils. 

Aujourd'hui, 10 des 56 réacteurs sont à l'arrêt pour maintenance ou autre, ce qui représente 20% de la capacité de la production nucléaire française. D'autres fermetures de centrales, en plein hiver, quand la consommation électrique est forte, risqueraient de perturber l'alimentation électrique du pays, voire de créer des coupures de courant dans le pire des cas.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Energie

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.