Infographies Gaz, électricité, carburants... Visualisez l'augmentation de vos factures en trois graphiques

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Une habitant régule la température d'un radiateur, le 28 mars 2011, à Toulouse. (FREDERIC SCHEIBER / HANS LUCAS/ AFP)

Le gouvernement a annoncé, en fin de semaine dernière, une série de mesures pour éviter que les factures des ménages explosent.

Les prix des énergies atteignent des sommetsLes tarifs du gaz, de l'électricité et des carburants flambent ces derniers mois, en France comme dans le reste du monde, principalement en raison de la reprise économique qui fait suite à la crise déclenchée par le Covid-19.  A quelques mois de la présidentielle, la facture est si salée que le Premier ministre, Jean Castex, a présenté, jeudi 30 septembre, une série de mesures pour limiter l'augmentation des factures énergétiques. Il a notamment promis de bloquer le tarif réglementé du gaz jusqu'en avril et de limiter la hausse de l'électricité.

Franceinfo vous propose de visualiser la progression des prix des énergies.

Le prix du gaz au plus haut

Les cours du gaz s'envolent. Et en France, les conséquences se mesurent sur les factures des près de 3 millions de foyers ayant souscrit à un contrat aux tarifs réglementés. Au 1er septembre, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) annonçait une hausse de 8,7% des prix du gaz domestique. Deux hausses avaient déjà été enregistrées : 10% en juillet et 5% en août.

"Depuis le début de l'année 2021, le montant mensuel payé par les clients du tarif réglementé a augmenté de 50,8%", précise auprès de franceinfo Emeline Spire, directrice du Développement des marchés et de la transition énergétique à la Commission de régulation de l'énergie. 

"Nous arrivons à des niveaux de prix que nous n'avions jamais atteints pour le gaz."

Le Médiateur de l'énergie

à franceinfo

L'association de consomateurs UFC-Que Choisir estime qu'un ménage qui s'attendait à payer 1 030 euros d'électricité pour l'année en janvier 2021 devra finalement s'acquitter d'une facture de 1 400 euros. Face à cette augmentation conséquente des prix, le gouvernement a assuré, jeudi, que la hausse d'octobre serait la dernière. "Il n'y aura plus d'augmentation du prix du gaz", a déclaré Jean Castex. Les prix sont bloqués jusqu'en avril 2022, horizon à partir duquel "le prix du gaz devrait dégringoler", espère le gouvernement, puisque au printemps, avec la remontée des températures, les prix baissent car la demande est moins forte.

Les prix de l'électricité sous tension 

La courbe des prix de l'électricité suit celle du gaz, mais dans des proportions plus modérées.

Les tarifs réglementés de vente de l'électricité sont révisés deux fois par an : ils ont augmenté de 1,6% en février, puis de 0,48% en août. Mais une hausse "importante, de l'ordre de 10%, se profile dès février 2022", selon la CRE à franceinfo. De son côté, lUFC-Que choisir estime qu'une "explosion" des prix de l’électricité pourrait survenir dès février 2022 et plomber la facture des ménages. "Si on prend en compte une augmentation de 10% des tarifs, concrètement, cela représentera une augmentation moyenne de 150 euros sur la facture annuelle d’électricité d’un ménage l’utilisant pour le chauffage. C'est bien supérieur aux 100 euros du chèque énergie promis aux ménages les plus en difficulté", précise Antoine Autier, responsable adjoint du département des études de l'UFC-Que Choisir, à franceinfo.

Pour alléger la facture, le Premier ministre a annoncé qu'il allait limiter cette prochaine hausse des prix de l'électricité à 4% en "diminuant une taxe sur l'électricité", via un amendement au projet de loi de finance. 

Les prix des carburants retrouvent leur niveau d'avant la crise sanitaire

Le litre de super sans plomb 95 atteint aujourd'hui 1,58 euro (contre 1,33 euro en septembre 2020) et le gazole est vendu en moyenne 1,48 euro le litre (contre 1,21 euros il y a un an).

 

Après un effondrement des prix pendant la période de confinement, dont les clients n'ont que très peu profité en raison des restrictions de déplacements, les prix augmentent pour atteindre de nouveau leur niveau d'avant la pandémie de Covid-19. À titre de comparaison, le gazole, qui est le carburant le plus consommé en France, avait ainsi atteint 1,5331 euro en octobre 2018, juste avant la crise des "gilets jaunes". 

"Nous ne sommes pas face à une augmentation historique, il n'y a pas d'emballement, les prix reviennent à leur niveau d'avant-crise."

Olivier Gantois, président de l'Union française des industries pétrolières

à franceinfo

Cette augmentation des prix va affecter les budgets des ménages ou des entreprises qui ont besoin de carburant pour fonctionner, notamment celles liées au transport routier. Aucune annonce du gouvernement n'a été faite pour réguler les prix du carburants, mais Jean Castex a déclaré rester "attentif à cette situation".

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