Approvisionnement en électricité : le gestionnaire du réseau renforce la vigilance pour janvier

Cette situation est en partie liée à la faible disponibilité du parc nucléaire français qui se situe au "niveau le plus bas jamais atteint à cette période de l'année", prévoit RTE.

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Des lignes électriques et des éoliennes dans les Pyrénées-Orientales, le 7 juin 2021. (JEANNE MERCIER / HANS LUCAS / AFP)

Le réseau électrique sous surveillance. L'approvisionnement de la France en électricité fait l'objet d'un niveau de vigilance renforcé pour janvier, souligne jeudi 30 décembre RTE, le gestionnaire du réseau. Une situation qui s'explique notamment par une faible disponibilité des centrales nucléaires, liée à un calendrier de maintenance chargé, en outre perturbé par les confinements de 2020.

La survenue d'épisodes de froid sévère et durable, sources des pics de consommation, apparaît toutefois "très peu probable" sur la première quinzaine de janvier, et pour la suite "peu probable" (avec cependant un degré d'incertitude plus élevé), relève RTE dans une note d'analyse. Pour autant, le gestionnaire anticipe une série de mesures, du fait de fortes tensions constatées en Europe comme en France.

"Des coupures ciblées" en cas de froid inhabituel

En cas de froid, de l'ordre de 4 °C en dessous des normales, ou de très faible production éolienne en Europe, RTE prévoit une interruption de grands consommateurs industriels et une baisse de la tension sur les réseaux. "En dernier ressort", en cas de froid inhabituel sur plusieurs jours couplé à une absence de vent, ou de nouvelle dégradation des capacités, notamment nucléaires, RTE pourra aussi "potentiellement recourir à des coupures ciblées de consommateurs", prévient-il.

RTE évalue la disponibilité prévisionnelle du parc nucléaire entre 43 et 51 gigawatts pour la majeure partie de janvier, soit "le niveau le plus bas jamais atteint pour le parc nucléaire à cette période de l'année". L'année devrait commencer avec 12 réacteurs à l'arrêt sur 56, avant une amélioration en cours de mois.

Outre les activités de maintenance, cette moindre disponibilité du parc nucléaire s'explique également par l'arrêt à la mi-décembre de deux réacteurs à Chooz (Ardennes), "par précaution", et de la prolongation de l'arrêt de Civaux (Vienne), après la détection de défauts sur des circuits de sécurité. 

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